STARS

par delprat

Evidemment ce que je raconte n’à rien à voir avec ces passionnantes « impressions de Grèce « que m’envoie Constantin, rencontré à Cergy alors qu’il était en première année.

Il a une écriture vive et directe , hyper vivante et on a le sentiment, bien plus qu’au travers de mille reportages ( il y a des journalistes plus ou moins palpitants), de participer à quelque chose. D’y être.

Bon . Moi pendant que lui était à la guerre, j’étais au Grand Rex. C. m’a emportée sous son aile. J’ai de la chance!!

J’ignore tout des chanteurs des années 80 en Grèce, mais je connais ceux d’ici. Difficile d’y échapper. Je suis assez friande de ce genre de réjouissances. Les avant-première m’amusent plus que les vernissages. Donc hier je sèche pour mon plus grand bien, Maison Rouge et Macval, et pars remettre le prix Marcel Duchamp à Jean-Luc Lahaye ( par exemple). Avant sept heure il y a la queue.

( pour annoncer ma tenue je vais à la ligne…)

J’ai pour l’occasion mis mon flambant pantalon doré(  ( depuis que j’ai vu C.A et sa veste à paillettes sur scène avec Sofitel j’en rêve… ) donc pantalon doré avec des chaussures blanches ( il ne faut pas avoir peut d’un brin de vulgarité!!!) ( Je corrige comme Flaubert le faisait, damned…) Et en haut je mets quoi??? Heu ben un t-shirt avec une étoile?

Ben oui. Veste noire et hop, je glisse ( en cas de besoin) des lunettes de soleil blanches dans ma poche, un peu de fric et me lance dans la rue comme une comète en priant pour qu’il ne pleuve pas.

Tiens , me dis-je , on ne me regarde pas beaucoup. J’analyse cette indifférence rapidement. Elle n’est que pure jalousie évidemment. Un pantalon comme ça, c’est presque une tenue de Pharaon, et encore je suis modeste.. Disons le clairement, je n’ai en descendant la rue fait qu’un avec le roi soleil: Pures noces alchimiques  rue des Martyrs…

Bien installés et munis de nos sacs contenant le kit perruque dorée, bâton lumineux, bonbons Haribo et délicieux petits sandwiches.

Je regarde plus loin Diane Chasseresse se préparer, puis nous allons boire une bière et C. papote avec son équipe. Il y a des projos prêts pour des séances photo que je n’ose imaginer. Zut , on ne peut plus descendre. Ca commencera une bonne heure et demi après. Je suis bien disposée, tout m’amuse, Luc Plamandon arrive en groupe , un Marouani par ici, et la presse.

Etre là c’est moins marrant qu’avec les gens au-dessus. On s’en apercevra un peu plus tard pendant la projection. Nous on hurle et on se trémousse. J’ai l’impression que eux voient un Bergman et que nous voyons ce que nous voyons.

Et c’est du lourd.

J’ai une grande capacité à me laisser aller et oublier que je suis la Reine d’Angleterre en déplacement. On s’y fait de n’être personne, de n’être qu’un pauvre spectateur ordinaire qui rit à des répliques un peu épaisses.

Hoho, mon rendu est terminé

. Je retourne sur FCP pour la version Française, en Français serait plus modeste… de « Un monument près de la mer ».

Bref, projection, concert, je danse et Gilbert Montagné qui en chante 3 , c’est beaucoup, fait que nous sortons. Au privilège? Heu … Oui, non, oui. Finalement je décide de rentrer.

Mon pantalon fait beaucoup plus d’effet la nuit. Il brille à fond. Et dans le Rex, je n’avais pas à envier celui de JLL ni la robe de Jane Mas.

I am the queen….

J’enlève vite fait ma parure, et pose quelque part ma perruque dorée de réveillon. Zut, j’ai oublié les lunettes de soleil Années 80!!!Et j’ai faim….

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