MON » PEAU-ROUGE CRIARD »

par delprat

Desportes / 1690/ tapisserie/RMN

Mais où est passé mon Indien?

Alors que je racontais que R. testait sa voix en disant  » Comme je descendais des fleuves impassibles », et retestait et retestait entre les aérosols et la celestamine, il est arrivé on a parlé et mon post s’est évaporé.

Donc il ne jouera pas demain non plus par sécurité. La voix est faible encore… Comme…

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

Comme dès que je suis devant un écran, j’écris, j’ai du raconter des trucs qui se sont noyés dans les mêmes fleuves.

C’est vrai. A quelqu’un qui me disait, oui c’était R., j’sais pas quoi écrire, je répondais que l’écran avait le pouvoir d’attirer mes confessions, enfin plus sobrement, mes notes;

Deux secondes avant, je n’ai rien à dire. Je touche les touches, c’est parti. Et même ça se bouscule. Je n’ai pas bien raconté la rencontre avec Sabrina, jeune femme aveugle de naissance. Elle m’a envoyé un exemple de ce qu’est une audio description, genre LN est devant son écran sur une table blanche. Il fait nuit .A sa gauche une bouteille d’eau.

Elle disait que parfois c’était mal fichu et que les descriptions allaient sur les dialogues.

Et je me demandais ce qu’elle visualise quand on parle d’un ange , ou de tout ce qui nous est naturel….Une auréole, heu, un théâtre anatomique, un orchestre, quelqu’un.

Plus tard je finis…

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