Groucho

par delprat

Temps plus doux et plus lumineux.

On est dans une très grande pièce. Avec tapis et meubles anciens. Ce pourrait être une salle du Louvre  pas trop vaste.

Il y a une grande table et G. me parle. VR qui passe par là me voit et je le présente à G.

— »V. égyptologue » ( mon voisin du dessous) .

D’habitude V. est brillant, là il est un peu plus pataud. La conversation porte sur l’espace entre deux hiéroglyphes et ils ne sont pas d’accord sur les 3 mm.

Puis V rectifie ce qu’avance G. « Bien sur que la terre est plate dit il, depuis 300 ans . Avant elle était ronde « .

Un homme entre dans la pièce et porte sur un plat une énorme de dinde jaune. Il la montre. Elle pèse 11 kg. Le plat posé sur la table ne présente plus que des morceaux qui ressemblent à du poisson pané.

G est face à moi et il a au cou une sorte de reliquaire . C’est la Pieta de Villeneuve les Avignon sauf qu’à l’arrière il y a G. en pape et que la Vierge a ma tête. Je n’en reviens pas. Je regarde. L’image devient floue et je disparais de la scène où j’était tranquille depuis le Quinzième siècle.

L’objet fait environ 10 cm.

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J’observe donc ceci au cou de G. qui maintenant porte une mitre . Je ne vois que ses yeux à présent . L’homme à la dinde s’approche de G. un couteau à la main et commence à présenter les morceaux: La tête de G. est comme un Arcimboldo-Dinde.( sans doute que le message de EE me disant qu’il était Lauréat de ce prix m’a embrouillé les méninges!!!)

L’homme découpe les blancs qui recouvrent les oreilles (….!!!!)

Ainsi , le visage de G. apparait à nouveau sauf que c’est son crâne-squelette  maintenant que l’on voit. Des morceaux de dinde entourent son cou autour des vertèbres? C’est très beau, comme un écorché. Tout s’enroule, puis se détache parfaitement. On arrive aux épaules et on voit les côtes… comme sur une radio…

Plan suivant. Une maquette de maison a remplacé la dinde sur le plat. L’homme -Pakistanais je pense-me montre au fond de cette sorte de petite maison, la Chambre Japonaise. Il raconte des tas d’histoires formidables et je n’ai pas mon magnétophone.C’est comme une maison de poupée en fait avec des personnages. Il me dit en avoir 14 autres ( il y a un dessin avec écrit 14 ) .

Je lui demande de ne rien me raconter pour le moment.

G. réapparait avec un verre de champagne et dit qu’il lui faut aller faire son discours.

groucho-marx-quotes-sayings-humorous-black-cat-funny

Eh bien. je ne sais pas d’où sort tout cela et ce qui ce serait passé si E. n’avait pas comme tous les Samedi passé l’aspirateur, m’écartant à jamais de ce drôle de machin.

Les titres ( comme le dit aussi J. ) sont une épouvante.

Ainsi j’ai appelé la peinture dorée.  » Lot 720/ Anonyme/ Ayant appartenu à Groucho Marx ».

C. me dit que lorsqu’on est pas sur du tableau on choisit un titre qui fait diversion!!!. Ce n’est pas faux en soi. Mais là, non, c’est juste que ça m’amuse d’inventer n’importe quoi et qu’on ne ment pas assez. ( Je ne parle pas de politique(s)!!)

Et hop, c’est fait

En parlant des Marx, j’ai aujourd’hui un peu la même allure au dos cassé car on a joué au tennis de 16 a 18 hier…

Puis suis rentrée et j’ai terminé le film sur Depardon , « Journal de France ». Bou. C’est plan plan…A part des bouts d’archives intéressants certes et à part le fait que Depardon c’est Depardon re-certes , ce n’est pas terrible et puis la musique …

Le pire est à la fin avec des images de partout sur la planète montées bout à bout… Bref. après j’ai regardé « La taupe » de Alfredson et j’avoue que si j’ai compris de quoi il s’agissait , je n’ai pas suivi les personnages.Rien capté. J’ai trouvé tout cela confus.En plus c’est hyper sombre. J’aime bien les trucs d’espions mais … Pardon John le carré…

WOODKID2

Après l’impression que m’on fait les images du dernier clip de Woodkid, j’échange des mails avec J. m’étonnant que tout ceci ait déjà disparu de mon cerveau.

En visionnant, je pensais à Matthew Barney.

J. m’écrit ceci: » On dirait une sorte de Matthew Barney (que je n’aime déjà pas tellement) croisé avec Haneke !!! (qui sont tous les deux à leur manière déjà bien pompier!) »

Je lui réponds:

— »C’EST A DIRE QUE DANS UN PREMIER TEMPS ÇA IMPRESSIONNE. APRES ÇA FAIT UN PEU NEW AGE ».

C’est si aseptisé qu’on oublie tout immédiatement. C’est drôle d’ailleurs comme phénomène.

T’en prends plein la gueule parce que c’est une sorte de technique hyper propre fascinante. Des travellings, des machins, des ralentis…

Puis après c’est creux… 

Bon…

Matthew Barney ça m’a toujours indisposée mais négativement. J’étais allée à l’expo au MAM et il y avait des gardes partout, on pouvait pas bouger. Je me suis d’ailleurs engueulée avec un  qui ne me lachait pas. 
J’en garde le souvenir d’un monde à la pureté totalitaire.

L’imagerie chevaleresque, les codes secrets -sociétés secrètes avec emblèmes et étendards( idem pour Woodkid avec les armures, les clés…) et une ingénuité glacée.

Un truc de secte un peu comme esthétique.

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