Comme un dimanche

par delprat

Ce matin départ 7h 30 pour Argenteuil. Finir un dessin et filer au tennis. Hier longue journée aussi et heureusement que V. est venue m’aider à installer tout pour le RV.

On a retrouvé sur la boite de la grande peinture des traces de pas et des rayures, des gnons. Elle était pourtant dans du bulle. C’est quand même dingue pour « des professionnels de transport d’oeuvres d’art ».

Je m’interromps pour lire le mail de E. et les bras m’en tombent.

Décidément entre les personnes bienveillantes qui ont envoyé au metteur en scène des photos où on  voit R. dans une fête!!! ( photo vieille de 3 ans ) pour prouver qu’il jouait les malades en fin de saison au théâtre !!! et ce que je viens de lire qui est abject, on en viendrait à dire comme notre ami:  » L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait ».

Je pense que l’envie et la jalousie, la nécessité d’exister d’une façon ou d’une autre … Bref. C’est consternant. Je l’imagine là-bas dans cette tourmente aussi injuste qu’une rumeur.

Parce qu’E. n’est pas  » d’ici, de chez nous ». Parce que E. est intelligente, agréable et joyeuse. Parceque E. ne pèse pas une tonne et qu’elle est jolie… Parce qu’elle est notre  amie à moi et R. mais tous ceux qui sont passés à la maison.

j’ai la chair de poule en y pensant.

La meilleure solution mais comme c’est difficile et douloureux, c’est d’encaisser…

Et de partir un peu….