Andros Pomme banane

par delprat

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Hier travail le matin puis passée prendre B qui arrive de la piscine rose comme le papillon qu’il a nagé!.

On part. Il pleut terrible. On passe chez Chantelivre et je lui offre deux bouquins. Que va t’on faire? J’ai regardé un peu au ciné ce qu’il y avait mais c’est catastrophique. Rien de Rien.

Le Père Noel semble ce qu’il y a de moins triste même si un peu nunuche. On y va. C’est nunuche mais je ris quand même au milieu des rongeurs de pop-corn qui sont ma haine absolue. Le mangeur de pop-corn est mon ennemi mortel. Enfant ou adulte. Ces énormes pots de saletés bruyantes me dépriment et me fâchent.

Les gens bouffent tout le temps et partout. Ils boivent aussi. de l’eau, Du café dans des sortes de grands verres en carton façon Starbuck.

Je file ensuite à Gennevilliers . RV avec Marc pour le spectacle de Rambert. Je croise Jany et  me retrouve assise à côté d’Armelle. Elle m’annonce deux heures 20 au moins .

4 monologues. Merde me dis-je en tout bas. On est super bien placés mais ça ne va pas tout solutionner.

Décor: Un gymnase avec face à nous un panier de basket et au fond deux portes et mur bleu. Lumière. Deux carrés constitués de néons sous-grille et qui iront sans cesse et lentement de cour à jardin.Je me dis que les néons, ça va et que c’est pas un néon qui rend le théâtre contemporain dans sa lumière blanche et glauque. Bon. C’est parti. Audey commence, puis Emmanuelle Beart, puis Podalydes, puis Stanislas.

Le tout étant très bavard et bien théâtral, je me dis que ça date. Oui ça fait vieux théâtre contemporain d’une époque. D’il y a 10 ans ou un peu plus dirais-je. Pis yen à marre de ces trucs chiants et dépourvus d’humour. La grande histoire une fois de plus: Qu’est ce que le théâtre, qui étions-nous et qui sommes-nous devenus usés par le temps et les renoncements. Genre ( et c’est dit:  » Jeunes levez-vous » ) Pfff. Les acteurs sont bons. Denis Podalydes se retrouve à poil on se demande pourquoi? Du vintage !!! Hihi. Et comme ils parlent tout à tour si on calcule bien ça fait que chacun est plus d’une heure  à ne rien faire ( je m’entends ). Mais pourquoi changent-ils de tee-shirt. Pourquoi Stan sort-il et revient-il torse nu comme s’il arrivait de la douche. Pourquoi Emmanuelle roule-t’elle sur le plateau imperceptiblement. Pourquoi touchent-ils le mur avec leurs deux mains, pourquoi Emmanuelle garde ses manches si longues qu’elle cachent ses mains. On se croirait dans une image de mode du Figaro ( genre on est bien près du feu au chalet quand vient la neige -qui n’existe plus nulle part on commence à comprendre ).POurquoi soudain ont sont ils sur le dos les pieds en l’air.

Tiens où va-t’elle? Dans le public? Quand même pas. Ouf. Ah non, elle est partie prendre une banane.

Tiens où va-t’il? Dans le public? Quand même pas. Ouf. Ah non, il est parti prendre une pomme.

Oh oh me dis-je moi qui ne suis pas sotte ( cf » la bêtise n’est pas mon fort !!! » ) ça doit vouloir dire quelque chose, sinon ils auraient pris du raisin. Mais oui mais c’est bien sûr me re-dis-je en bourrant ma pipe ( hum ) c’est sexuel. Ca veut dire sexe la pomme et la banane.

Une bonne tomate lancée aurait plus d’effet et réveillerait la masse molle des spectateurs.

A la fin alors que tout le monde est au sol-des cadavres, des cadavres- une jeune fille rentre. ( sans doute ça veut dire l’espoir d’un monde nouveau )C’est une gymnaste. Elle agite un long ruban, vous connaissez le truc , qui dessine dans l’espace une figure blanche assez belle. Des boucles. Bon. Il fallait que ce soit une image éclair, Pof, une minute et noir et fin et on se tire. Ben non. Apres le ruban, le cerceau, après le cerceau le ballon, après le ballon les je ne sais quoi et après re-le ruban. Bouh….

Bref c’est chiant. Ca s’écoute parler à mort. A. Me dit qu’elle aura comme titre : Le théâtre Selfie de PR.

Ouf c’est fini. Marc me dépose. Pâtes? Je les ai méritées. Avec du gruyère.