D’ABERCROMBIE & FITCH

par delprat

Breker

J’oubliais le petit passage éclair dans ce magasin. Je m’étais demandé ce qui pouvait se passer derrière ces grilles, cette entrée majestueuse devant laquelle ou peut selfiser à l’aise et stupidement, bien caché(e) derrière des lunettes de star ( car quand on est personne il vaut mieux rester anonyme ). J’avais vu un jour une queue de personnes qui attendaient pour entrer. En sortant de chez Nike où R. a acheté des trucs classiques ( blanc )dans une atmosphère sympathique, souriante et horrible ( musique, appel des boites de Nike en réserve et fille en leggins qui porte et qui porte et qui emporte et qui emporte) . Tapis de course. Trucs en tous genre qui dans un bac feraient moins d’effet mais dans l’écrin Nike on a envie d’acheter.

Bref on descend l’avenue direction A&F. Pour peu je me croirais dans l’entrée jardin de la Villa Médicis-petit gravillons blancs et hautes haies. Bon on entre. C’est immense et tout noir la dedans comme dans une boite de nuit. Le pire ce sont ces fausse fresques à l’entrée, genre fasciste il faut bien le dire ( et vieillot -ça me rappelle une salle de sport ancienne – et des corps peints dans des positions de lutteurs etc…. ). Oui des corps dans l’effort mais sans le charme de ces peintures académiques des années 30. Re-Bref des ersatz de croutes sur-académiques vantant la lutte, le sport, l’effort, le corps mâle. Du toc. On reste à l’orée du bois, n’ayant nullement envie d’aller plus loin. Grande sculpture en toc à la Breker, en contrebas. On se sauve. Y a t’il toujours des vendeurs torse poil? Pas eu le temps de voir. Fuyons