Ismael, Mustapha et Sabrina

par delprat

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Personne sur le matelas hier soir. Et quand je suis descendue faire une course vers 21h30, Sabrina y dormait seule comme un bébé. J’ai caressé sa joue du bout de l’index et elle n’a pas bougé.

J’ai croisé Mustapha tout content avec une rose, un sandwich et une banane pour elle. Il était vraiment content de la fleur surtout et il souriait. Je suis remontée 15 mn plus tard et là c’était la guerre. S. A foutu en l’air la fleur et tout le bazar-il pleuvait des frites- et elle hurlait. Du coup , M s’est effondré et a pleuré avec sa fleur écornée. Puis il s’est relevé et a commencé à la frapper. Faut m’imaginer dans cette scène. Une sorte d’erreur moralisatrice. Alors que l’on n’est pas du tout dans la même logique. Mais ce qui est drôle c’est qu’avec moi ils arrêtent comme des enfants coupables. Bon. Embrassez vous. C’est fait. A peine fini le baiser de réconciliation, c’est reparti de plus belle et cette fois ci avec tesson de bouteille de rosé. Dans le mouvement , celui qui avait rejoint les deux ( surnommés par leurs amis » les feux de l’amour  » ) se prend un coup de litron sur le crâne, comme dans un film muet et paf, le voilà étendu.

Il s’est remis et moi , j’ai dit bonsoir à tout le monde, fait promettre que  » vos gueules « . Arrivée au 5eme, j’entendais déjà S:

—Ta mère la pute… Voilà. Ta mère la pute… Voilà. Ta mère la pute… Voilà. Ta mère la pute… Voilà. Ta mère la pute… Voilà. Ta mère la pute… Voilà. Ta mère la pute… Voilà. Ta mère la pute… Voilà.