UC, Balthus et Sabrina

par delprat

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Morton Bartlett 1909-1992

 Parallèlement à son travail, il réalise dès l’âge de vingt-sept ans une quinzaine de poupées en plâtre, ainsi que leurs vêtements et accessoires. Il consacre parfois jusqu’à cinquante heures à donner une expression vivante à un visage, tandis que le modelage, le coulage et la peinture d’une poupée entière peuvent l’occuper durant un an. Ses poupées se déboîtent de telle sorte que Bartlett peut constituer une multitude de personnages à partir des têtes, bras et jambes qu’il confectionne et assemble sur un tronc. Les nombreux accessoires dont il dispose (chapeaux, robes, sacs à main) lui permettent également de transformer les poupées à sa guise. Une fois habillées et parées, il les place dans des décors créés par ses soins et il les photographie sous un éclairage particulier, et dans des mises en scène élaborées. Sur les clichés, les poupées semblent alors comme animées et acquièrent un réalisme troublant qui a suscité l’intérêt d’artistes contemporains comme Cindy Sherman ou Jake et Dinos Chapman notamment. Cinquante ans après leur création, elles conservent une vitalité fascinante.

Cette découverte me fascine. Ces sortes de poupées trouvées dans des grandes boites chez lui. MB. Ca fait incontestablement l’effet des meilleurs Balthus. Ceux qui sont ambigus. Surtout les petites filles . Nues puis habillées de vêtement cousus par le mec. On comprend vraiment CS après cela.  ( En parlant de Balthus, je suis invitée au carnaval de la Villa Medicis. Je n’irai pas. Avec les amis c’est marrant quand on est pensionnaires  mais après je suis certaine que c’est triste à mourir. Je n’essaie pas ce truc qui va me déprimer c’est certain, pour répondre aux questions: » T’y vas » de G, F, P etc… )

Et en parlant de Balthazar K de R, je n’en menais pas large quand il est venu ( Signore il Comte ) sur la passerelle dans ma piaule. J’écoutais Lucio Silla. Il m’a dit:

—Vous écoutez Lucio Silla?

J’ai tout oublié de la conversation que nous avons eue.Pffft… Plus rien.

Il avait des sabots.

A Study Of 'Oil on Canvas 1939', 2010, by Hisaji Hara

Photographie de Balthus

Demain les UC. C’est l’angoisse mais en fait j’aime bien. 30 personnes  si je ne m’abuse et ensuite la soirée Amis de la Maison Rouge. Prévoir une ambulance à la sortie direction mon lit et train pour A. le lendemain à 7h30. Jonathan où es-tu????? Jonathan , c’est génial qu’il soit là.

Aujourd’hui A. J’y suis bien une fois que j’y suis mais pour partir ce n’est pas facile. Bref. J’ai peint. Chaque reprise est terrible. Je n’ai qu’un fauteuil et c’est déjà trop. ( volontairement jamais un canapé dans l’atelier et ce depuis toujours ) Trop tentant. Néanmoins à force de fixer ce que je fais, je m’endors sur la voix d’Anne Dufourmantelle, pas vue depuis si longtemps. C’est marrant quand on connait les gens dans la vie et quand on les entend à la radio.

Je me recroqueville. J’ai froid et me dis qu’il faut que j’ouvre les yeux. C’est une sorte de paralysie de plus d’une heure. Puis un thé, une théière plutôt et ça repart. mal. Mais ça bouge jambes et bras.

Intéressant le catalogue Goehring. Hum.

Pas eu le temps de voir le Saint Augustin de Rossellini.

Je me demande si je ne serais pas mieux à avoir un atelier aux BA plutôt qu’un ambigu cours de dessin. Qui n’en est pas un. Qui est plutôt la tentative de débloquer quand ça bloque, d’encourager, de gueuler quand c’est mou. De transmettre mon bazar et le bazar.. Bref.

Là je gueule par la fenêtre: Sabrina Tais toi. Ils sont là en bas dans le froid. Elle hurle.

Mail à Irène O. de France-cul. je n’ai toujours pas envoyé le projet/ Grr