Trop contente

par delprat

 

….D’être dans ma petite chambre  » singola » avec la terrasse sur laquelle j’ai sommeillé tout à l’heure. Hier soir  la soirée aux Bouffes du Nord ( Depardieu Barbara) était formidable. SB M’avait trouvé une place géniale au troisième rang. JR , Jean , est arrivé doucement: allure naturelle, grand et long manteau gris, pantalon d’un beau velours et d’un non moins beau rouge. Canne. Cheveux blancs et assez longs. Un vieux Monsieur à présenr, beau mais fragile. Plus tard il restera assez longtemps dans la loge avec Bulle Ogier. Puis il éclatera de rire en partant. Je n’ai pas osé le saluer de peur de lui Faire penser à la mort, vu qu’il est plus âgé que R. Je croise CA et C. On entre dans la loge. Je reste en retrait puis dis alors qu’il est tourné: G? Oui répond il?

-Je suis la veuve Dumas et on a beaucoup aimé.

Il m’a dit un mot très gentil. Pas deux et m’a embrassée.

-Au revoir chérie.

Bon. Florence. L’absolu regal d’être avec un livre, de manger sur un cube de bois une foccaccia, puis de prendre sur la place du marché 2 cappucci, le deuxième étant supérieur au premier( la mousse du second, compacte et délicieuse) attraper la Reppublica et regarder les photos, puis lire l’expo de la Laurentina. Retour hôtel après ce délicieux moment digne de  » Chambre avec vue » au cimetière des Anglais qui aurait inspiré Boeklin pour l’île des morts. Je croyais qu’il y était enterré. Mais non. Je n’ai pas bien compris car il y a un Boecklin.Ce que j’aime en lisant ces noms Anglais , c’est le parfum triste d’un « grand tour » achevé plus tôt quecprévu. Une aventure gaie et pleine de projets sui se termine en phtisie à Firenze Bref. Chambre 24. Terrasse au soleil. M’endormir ensuite sur le lit de ma « cellule ». MT qui a pris l’avion plus tard me réveille. On part. Musee étrusque qui démarre plus que mal. Horrible parcours ringard fait d’agrandissements photographiques hideux, de mises en scène absurdes ( des guerriers en plexi avec juste le heaume en bronze  et sous une bâche imprimée. Des fausses pierres aussi en papier peint. )Bref de quoi rebrousser chemin. Soudain on change d’espace, voici de magîfiques vitrines avec des petits bronzes, des cratères, des lions, des  » kouros » je cherchais le mot. Des fibules minuscules, des camées époustouflants. Puis voici l’egypte sombre, les bandelettes de lin et des écritures magiques, du natron sans doute, des chaussettes pour les morts, des bonnets pour les morts, des masques aux grands yeux ouverts oú plutot vides,pour les morts: enfants cet adultes, chats et oiseaux, des sarcophages encore et encore et personne dans ce musée sans fin et vieillot.

Promenade . La lumière dans la nuit est rare. La Signoria HO! Et pour le diner notre habituelle trattoria ! On rit et on rit.

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