SCENES DE LA VIE ORDINAIRE

par delprat

Hier j’ai écouté d’une oreille france-culture pour changer un peu . Eh bien ça fait peur. Je repense au formidable petit texte , tout petit, brun ou brune ou je ne sais quoi, qui infiniment simplement décrit la contamination de langage par le mot brun. une sorte de LTI de Klemperer en 6 pages ou moins.

Je suis terrifiée à l’idée d’un second tour Mélanchon-Le Pen. Terrifiée tout court de ce qui PEUT nous attendre. Quelle merde.

Hier mon retour en train d’Argenteuil ( pas le direct, celui qui s’arrête ). Houleux on peut dire. J’ai mon vélo et un type genre roi du monde me demande de le pousser car je bloque un strapontin. Ce qui est vrai. Le train se remplit de plus en plus. Je lui dis qu’il pourrait être aimable et ça commence. Ca fait:

—J’men bas les couilles de toi. Tu m’fais pas peur avec ton livre conace. Je vais t’l’arracher ton livre.

Je lui dis de se taire qu’on a compris. Ca continue:

—J’vais t’égorger. Oué avec un couteau. J’men fous de retourner au placard. J’tégorge devant tout le monde.

Moi j’ai lâché l’affaire. je lis et ça le rend fou.

—Retiens bien mon visage parceque je vais te retrouver et je t’étrangle. Même devant 50000 personnes je t’égorge avec mon couteau. Schlack

Moi: —oh!!! Comme j’ai peur. Comme je tremble.

—Vazi fait la maligne. t’as une grande gueule toi. On sait même pas si t’es un mec. J’te retrouve en taule j’te sodomise

Moi:

—Pourquoi pas tout de suite? La probabilité d’aller en taule pour moi est mince.

Je replonge dans mon bouquin , mais sincèrement ça devient pénible. Personne ne bronche, une africaine lève les yeux au ciel et il lui dit de remonter dans son cocotier.

—Oué tu peux appeler les flics sale conace me dit-il.

Moi en souriant:

—Pour quoi faire?

Un Monsieur à l’accent de l’est me dit de ne plus parler et il reste près de moi, ne veut pas que je sorte sans lui. Un autre au moment où tout le monde descend dit au gars:— Vous êtes malade. L’autre redevient fou. On sort. Il s’est enfin tû. Moi j’avance tranquille, me retourne quand même par précaution. Il est au milieu du hall, tout seul comme un con.

Je grimpe avenue Trudaine et on dine avec Julie aux Petits Gros. c’est un peu bobo, mais c’est sympa et c’est bon. Il y a de vrais plats du jour avec des produits frais et des vrais hamburger au cantal.

J’ai peint tout l’après-midi en grognant . C’est dur. Grrr.

Ce matin, Benoit à 8h. Ca avance. La semaine prochaine ça va chauffer. j’ai peur des prises d’empreinte. A côté je me dis qu’un IRM c’est Bambi. Sais pas. Bon à la guerre comme à la guerre.reçu le livre sur la bibliothèque de Hitler. Ça à l’air intéressant. hier aussi, RV avec Teresa Faucon pour le texte sur la video. J’aime bien cette fille. En fait autour de ces préparatifs je rencontre des gens super.

Bon je file en espérant que Jack l’éventreur ne soit pas dans le wagon !!!

 

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