DAYS/ faire un truc par jour

"C’est comme si je me sentais plus léger en notant tout sincèrement ».S MaraÏ

« Pas de capuche ni de chaussettes à l’intérieur du temple. »

Me voici , me voici.

A rebours:

Hier tennis moins nul et contente de commencer les cours particuliers demain matin.

Café aux artistes, épinards, puis partir au Palais des Congrès pour voir le spectacle de Chantal. Incroyable. Tous vus depuis la création en 1980 !!!! 😩😩😩. Ça m’a fait bizarre, je dois dire que ça m’a émue de me retrouver dans ce Palais atroce, dans cette salle archi pleine , et de revoir des gens croisés avec R. la dernière fois. J’ai eu, il faut bien le confesser au début du spectacle, la larme à l’oeil au souvenir de ces moments passés en studio. Moments où l’on a tant ri. A propos de rire j’ai bien gloussé lorsque Chantal arrivant des coulisses avec un objet bizarre (entre la lourde ceinture d’un roi avec des pierres précieuses, et le harnais de cheval), s’écrie:

—Mais qu’est ce que c’est que ça??? On dirait la ceinture de Line Renaud.

Dans ce contexte rose avec des animaux, des chouettes, cigognes et autres souris, l’effet pavé dans la mare était désopilant. Elle est franchement incroyable et le spectacle a beaucoup de tenue: Toiles peintes et imagerie traditionnelle parfaite, costumes et masques soignés. On peut parler d’un goût proche du goût Anglais en devinant les sources. Ça c’est l’oeil de Jean-jacques dont on peut dire qu’il a  » bon goût « . A propos de « bon goût« , je suis toujours sous l’emprise de « Corrections » et de ce qui s’y dit: Le cône, la soeur, la mansarde, la forêt, les papiers, le suicide, Cambridge, les architectes, le point rouge, les frères, Altensam, le goût, les oiseaux, le torrent, le bruit du torrent…. J’adore ce livre. Je viens, en même temps d’en commencer un autre. On ne peut pas dire que cela soit d’un grand optimisme, est-ce déprimant à notre insu?? Je ne sais pas si cela ne nous  gangrène pas un peu, si cette lecture ne ressemble pas à une petite blessure qui s’infecte. Est ce que soudain la peau noircit ou verdit-à peine / non j’ai cru que , mais non, Est ce que le mal s’étend et faut-il croire que la vie n’est que cette pourriture qui nous envahit imperceptiblement  jusqu’à la mort. Il dit que nous ne sommes qu’attente de mort, ce qui est vrai.

Cette idée est franchement désagréable.

France-culture replay Wittgenstein/ Correspondance:

« Le journal de Kafka n’est nourri que dans les moments où il n’arrive pas à écrire » FC émission Wittgenstein
Celui qui écrit un journal est celui qui n’arrive pas à être à la hauteur de lui même.

Bon. Vendredi quoi? Le soit théâtre pour voir A. Encore une fois , je n’étais pas retournée dans cette salle. Bref. l’après-midi, Lycée au Bourget. Le truc est un atelier décor de théâtre en lien avec ce que je viens de faire à Bobigny.

J’accepte ça ( deux heures le Vendredi en me disant que peut-être ça ouvrirait les esprits.)Je passe par la salle es profs qui est en fait à 13h  la salle micro-onde à l’odeur désagréable des différentes substances réchauffées. Puis, je me demande ce que je fabrique en racontant et en parlant du théâtre. J’admire les profs!!! Quel boulot. Emmener des élèves au théâtre, faire le gendarme, expliquer, râler, être patient, donner envie. Bon. Le Bourget est plus près que je ne l’imaginais, 4 stations depuis Gare du NORD. Quand je sors de la gare, j’ai l’impression d’être un touriste. Café Istambul, en haut de la façade une sorte de mascaron que personne ne regarde ou ne voit qui avait choisi ça au siècle passé?, puis un bout de conversation  » alors là il lui a mis le calibre dans la bouche  » et je poursuis mon chemin en me disant que / pas de surprises / la banlieue est quand même un peu telle qu’on la raconte. Vieilles bagnoles, rap à fond, « gens de couleur », Liedl, café sans aucune femmes, auto-école et pompes funèbres, temple Sikh, immeuble bourgeois et prétentieux avec ferronnerie et surveillance, maison en construction qui semble abandonnée et bâtiments à tourelles. Tour rose… Puis le Lycée tout neuf avec sa première cour-sas sécurisée avant d’entrée. Je trouve que c’est immense et on me dit que c’est un petit lycée. Misère. Pas le droit d’avoir de capuche sur la tête à l’intérieur. En seconde, avec ceux que j’ai-18 personnes , il y a un garçon de 12 ans. Ou il est brillant ou le niveau est férocement nul en France !!!!

BON. Préparons nous. Direction Bobigny MC 93 pour rencontre avec votre ministre de la Culture.

Jeudi c’était la première du spectacle et on a passé un bon moment avec tout le monde et surtout Benoit et Isabelle.

Mercredi répétitions, je traficote la tour et donne RV à 14 h à quelques étudiants. Le soir, générale. Je ris beaucoup avec Catalyse.

Mardi , beaux arts et  » performance » pour le moins explosive. Puis bibliothèque pour présenter la suite.Verre avec V au Fumoir , puis G qui a gagné au loto nous invite . C’est sympa. Neige au retour.

Lundi Argenteuil puis Orsay/ Le talisman. Des Bonnard très bizarres et presque monstrueux.

 

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Dernières heures

 

je dis:

Entre SIGISMOND ; il est enchaîné et couvert de peaux de bêtes.

Voilà

Où SONT LES GENS

Parmi  les trucs qui m’agacent il y a le fait de toucher mon écran avec l’index pour me dire  » là, va là, clique là. » Ça laisse des traces que je déteste. C’est mon côté maniaque sans doute. Comme de ranger des aliments qui vont au frigo dans des boites en plastique ( recycler celles du traiteur Viet ). Je déteste les frigos qui sentent la bouffe dès qu’on ouvre la porte. Ça me dégoûte en fait!!!

Hier après les Beaux-arts, il y a eu la projection du film de FC à la SCAM. J’aime bien cet endroit. Et les séances sont amicales et suivies d’un verre. Il n’aurait dû ne montrer que son film tout en en parlant un peu avant. Pourquoi parce que le premier truc projeté était vraiment indigent à mon sens, moche, vieux. Dans l’idée dépassée de ce que serait un film expérimental. Qu’est ce qu’un film dit expérimental, avant toute chose c’est souvent un film CHIANT.Des plans qui durent des plombes mais on supporte parce que c’est expérimental. ( bien sur que j’exagère ).Le paysage, territoire ou tout ce qu’on veut ( « un paysage peut ne pas être qu’un paysage »😩). Un film expérimental, c’est un peu comme quand on dit performance. On a en tête une forme et on se retrouve au rayon années 70 du siècle passé. Non? On devrait dire un film de tentatives . Ou pas un film, d’ailleurs. Oui,une tentative.

Décès de Jonas Mekas. Jonas Mekas n’a pas fait de cinéma expérimental, il a fait des films. Amen Jonas.

Suite…

Le mélange images HI8 {ou VHS trop dégueu -il y a des limites-Le super 8, oui, les mini DV oui, les cameras de surveillance, oui, mais là… En fait je trouve tout ce que j’ai vu moche et aussi la tête du type qui fait du cinéma expérimental et }… images HD ne change rien à l’affaire. En plus là c’était hideux , puis qu’est ce que j’en ai à faire de cet autocar au début qui n’en finit pas d’être là, de ces paysages. Le mec, c’est un film sur sa mère qui fut photographe qu’il fait. Basta il n’a qu’à y aller franco. C’est marrant parce que là c’est méchant ce que je vais dire, mais à la tête du mec qui sent un peu le renfermé, je savais que j’allais souffrir. Pardon! Pardon!

Il fait plutôt chaud dans ce train. Direction Lambale. Ça me fait trop plaisir de voir la mer dans deux heures. J’ai envie de ça. de nature et je promets que je n’en ferai pas un film. Ah oui dans les trucs qui m’énervent il y a les filles qui touchent leurs chevaux longs, les tortillent comme si elles allaient faire une queue de cheval, mais comme c’est juste enroulé ça tient 2 minutes et c’est reparti en général sur l’autre épaule. Et aussi au rayon cheveux longs, celle ( comme hier au cinéma juste devant moi ) qui secouent, agitent la tête passent deux mains sous la matière, soulèvent le tout. Ouf c’est fini.

Je crois que la SNCF n’a toujours pas découvert Ajax-vitres vu comme les vitres sont crados. Je vois le paysage avec le soleil derrière une espèce de flou poussiéreux.

Je pense que ce n’est pas très sérieux de partir 4 jours. J’ai peu travaillé depuis un mois, à peine retournée à l’atelier ( le supplice) et évidemment pas franchi le cap de l’emmerdement, des difficultés, du « je ne sais pas quoi faire et est-ce que je vais encore faire quelque chose. »….

Mais partir me fait plaisir. Et c’est une bonne raison, me dis-je pour une fois. Tout simplement un truc qui fait PLAISIR et je le fais . Et je ne culpabilise pas.

En rentrant hier sur FC il y avait un truc sur Anne Dufourmantelle. Je n’ai pas vraiment écouté mais je crois que ça ne m’a pas plu. Le nombre de fois où j’ai entendu le mot  » diner ». Tiens dans les trucs qui m’agacent aussi  » il y a un diner« , on  » va faire un diner« . Un diner c’est un peu comme un film expérimental, on sait qu’on va s’emmerder ( ! )et parfois aller aux toilettes pour voir sur wiki, qui est le mec assis à votre gauche. J’exagère toujours. En fait « on va faire un diner avec » est la formule plus juste. Le pire étant, «on va faire un diner avec les untels ! »

Souvent en sortant d’un diner ( je vais peu dans les diners, je redoute  » la conversation » ) , on se dit que ouf, ou on se dit que c’était sympa  ce diner ( ça c’est l’équivalent au théâtre d’un applaudissement non pas de gratitude ou d’admiration, mais juste de libération: Ouf, c’est fini!!!! C’était sympa. « C’était sympa hein ce diner ? ». Moi je ne dis pas que « je vais faire un diner  » mais que je vais inviter des amis à manger à la maison.

C’est pas pareil.

Il y a beaucoup de cartes senior dans ce train me semble t’il. Il faut que je me coupe les ongles ils sont moches. Ah !!! Ça aussi, le mec qui se coupe les ongles dans le métro. Ça c’est l’horreur. Bon j’arrête et reprends mon Thomas Bernhard.

Les premiers appels pour la villa Médicis. Comme je suis dans le jury…. Bref. On aura compris.

Promenades non stop depuis mon arrivée hier. Il ne pleut pas. C’est très beau. 

Délicieux restaurant hier soir à Dinard. Ue salade de raie à je ne sais quoi et des coquilles Saint-Jacques à l’orange. Grandes vagues impressionnantes dans la nuit. On se voit être embarqué par l’une d’elle et ça fait peur. Je ne connais rien d’ici et il n’y a personne donc je ne peux que m’imaginer ( et je n’y tiens pas ) la bourgeoisie locale l’été ( cachemire sur les épaules !!!! ) , les cabines de bain ( pas celle là,  celles-là-bas/ c’est comme au théâtre il y a des catégories ) Je redoute ce que ça doit pouvoir être. 

Des gris, terre verte et autres violet sombre. Personne. Même problème que partout en France, tout fermé. Pour aller à Dinard, on passe devant un Buffalo grill et un grand Mac do avec des néons rouges.. Beaucoup de voitures sur leur parking. Misère !!!!

Je n’ai jamais lu Alix et comme il y en a ici je me lance mais c’est écrit tout petit ( Oh Rome, Oh Carthage/ Me revient: Delenda est Carthago / C’est dans quoi? 😶 )

Mais je m’endors vite dans la petite chambre toute blanche. Rêves mais quoi. Je vois sans voir. Zut. C’était bien. 

NON/ NON/NON !!! 🙅‍♂️

 

Aie je suis en retard !!!

C’était drôle hier d’aller à côté de la Coupole dans un lieu magnifique avec vue sur la passerelle des Arts et de boire un café.

Retour à Argenteuil…

La maison de Wittgenstein

Pas besoin d’Ostermeier pour montrer cette journée. Il y a eu une mauvaise critique de son Retour à Reims dans Libé. Je ne sais plus trop ce qui est dit mais de toutes façons je suis pour toutes les critiques négatives de ce truc. Tiens je saisis ça pendant que j’y pense. C’est le site des bibliothèques des Musées comme celle du centre Vivant Denon.

J’avais envoyé un SMS à CG en lui disant:

Je suis dans le train pour A.J’espère qu’i l n’arrivera jamais. 

C’est vrai. J’avais envie que ce transport ne cesse pas, et me permette de lire jusqu’au bout Corrections. Corrections est un livre fou, que je n’ai pas terminé encore mais qui vous envoûte littéralement. Thomas Bernhard est purement génial. C’est quand même une autre pointure que H. ( je ne mets que l’initiale car il a eu tellement de presse, que je n’ai ni envie de lire, ni de parler du livre même si je ne l’ai pas lu!!😳 ). C’est Asphixie plutôt que Corrections, ou Extinction ou je n’en sais rien.Le livre des mondanités. Le livre qu’il faut avoir lu. Basta. C’est chiant . On ne peut pas sortir sans en entendre parler. Moi je ne suis pas bornée mais il n’y a quand même pas que Houellebecq. Si? Bon. C’est pas… non plus??? Si. Bref je retourne à Wittgenstein et Thomas Bernhard et son écriture proprement ahurissante. Ces répétitions progressions par cercles et cercle et cercle qui soudain s’agrandit un peu et on glisse un peu ailleurs, on sort de l’enfer de cette répétition ( ça me fait penser à la musique de qui. Zut je n’y connais rien. Heu je vais trouver. Ce sont des cercles aussi et vous en êtes prisonnier. Zemlinsky.) pour entrer dans une autre. Je ne sais pas on dirait des anneaux de chenille. Non? La mansarde Holler. Cambridge. Altesam. Le cône. Le torrent. Le bruit du torrent la deuxième maison Holler. Et le cône, les plans du cône, cette construction démente au coeur d’une forêt. La mort de la soeur à qui est destiné le cône. Roithamer qui descend vers la maison Holler, l’autre qui monte vers Altesam. Chacun cherchant ou respirer et se croisant parfois par hasard au niveau d’une clairière où Roithamer se suicide.

Je ris en écoutant l’histoire de Bichofberger qui invite Basquiat à Saint Moritz pour se reposer et quand l’autre arrive il se trouve face à des châssis et de la peinture. C’est quand même dégueulasse. Je ne sais pas, pas bien suivi, s’il a peint sur le canapé chic. J’espère qu’il a tout salopé.

On est allés au cinéma. On a vu une histoire de famille. Hier on a bu un verre Aux oiseaux. Depuis l e temps je n’y étais jamais allée. J’aime bien, c’est un bar démodé d’Anvers. Et il y a beaucoup de portugais qui boivent une bière à 2,50 euros.e patron est Portugais et il donne des cacahuètes  avec leur enveloppe.

Une femme refaite, un homme? Non une femme est entrée avec des lunettes noires et je la regardais parler avec une femme noire plus petite avec son turban sur la tête. Les Portugais de ce soir là, ont les cheveux drus et implantés bas. C’est très peu cher. Puis on est rentrés et on a mangé des bons trucs préparés par R.

J’ai donc retrouvé A. et rangé l’atelier. Sorti les sacs poubelle, allumé le chauffage. Me suis assise. J’ai regardé… Rien. Lu un peu… Déplacé des trucs, mis des plastiques propres au sol et ça m’a fait plaisir ce semblant de propre. Il y a beaucoup de choses à expédier à SB. Dans le premier atelier on ne peut plus rien faire à cause du rail de la MR et des trucs revenus d’expo. Puis je suis rentrée à Paris à vélo. J’aime bien faire ces 12 km de traversée de banlieue moche, qui arrivent dans la rue de Levis qui est très commerçante.( j préfère passer par là plutôt que par l’avenue de Clichy ) Il y a là une épicerie italienne qui vend des tout petits babas au Rhum ou au Limoncello. Miam.

Trouvé Georges Salles dans l’exposition au Centre Vivant Denon

Tout oeil est hanté, le nôtre aussi bien que celui des peuplades primitives. Il façonne à chaque instant le monde au schéma du cosmos.

J’ai recommencé aussi à dessiner à la maison. Mais je me demande à quoi cela sert. Suis un peu démotivée à vrai dire. Je vois beaucoup de choses qui me semblent être plus des événementiels que des événements. Ce n’est pas facile de faire comme si ça n’existait pas. De continuer tranquillement. Car tranquillement rien ne peut se faire. Mais c’est pénible. Et terrible de geindre comme je le fais.

Les oiseaux se baignent avec beaucoup de plaisir dirait -on.

Au fait le cours de tennis de Samedi c’était bien car on n’était que 2. Voilà. Je n’aime pas du tout les cours collectifs. Ça m’ennuie. En plus comme j’ai beaucoup régressé, ça me décourage. Je me crispe et c’est pire.

Toujours ce mal de dos persistant sauf quand je bouge.

 

unlimited basel fragment

DU TRACTEUR AU TRACTATUS 😩

A. Loos

« Mon livre consiste en deux parties : celle ici présentée, plus ce que je n’ai pas écrit. Et c’est précisément cette seconde partie qui est la partie importante. Mon livre trace pour ainsi dire de l’intérieur les limites de la sphère de l’éthique, et je suis convaincu que c’est la SEULE façon rigoureuse de tracer ces limites. En bref, je crois que là où tant d’autres aujourd’hui pérorent, je me suis arrangé pour tout mettre bien à sa place en me taisant là-dessus. »

Je pensais en souriant au paysan en face de la maison et qui nous amène devant les yeux ses vaches et je l’imaginais, Tractatus en main. Remarque que je ne me pense pas plus maligne et qu’en plus je ne connais rien aux vaches!!!. Qu’en ai-je lu? Je ne parle même pas de comprendre !!!

De Wittgenstein je connais bien peu. Je l’ai rencontré par le Neveu si l’on peut dire et donc par Thomas Bernhard. J’ai lu deux fois ce très beau livre qui ne dit rien de l’oncle finalement.  Il me semble avoir parlé quelque part de cette scène magnifique ( si ma mémoire n’invente pas ) des arbres et sur leurs branches les petits mouchoirs aux taches rouges des tuberculeux.

J’aime bien Wittgenstein. Il m’est sympathique et ce devait tout comme Thomas être un emmerdeur. J’ai reçu il y a quelques jours le livre que j’avais commandé à Julien:

Penser, dessiner, construire. Wittgenstein et l’architecture.

J’ai dit à J:

— Encore un que je ne lirai pas, puis je l’ai montré à R qui m’a dit

— Ah oui, la maison de W.

Ah bon? C’est quoi?

Bon maintenant je sais. Il avait une soeur et à la suite d’un architecte disciple de Loos ( et son ornement comme crime-j’adore ce titre ) il a conçu cette maison, au détail près au mm près pourrait on dire. Tout à l’heure je vais acheter Corrections de Thomas Bernhard , où il est question de cette maison et d’un projet d’architecture idéale, pourrait on dire, ou d’un cénotaphe ( pourrait-on dire ) en pleine forêt. Il est question aussi d’une mansarde de 4 m par 5,

Les lieux secrets

Ce matin, j’ai pris mon temps réveillée par la Villa Medicis qui me demandait si j’étais libre le 15 mars pour la réunion du jury. Puis j’ai embarqué l’ordi et le livre cité plus haut, au café. J’ai trainé. Un paquet est arrivé pour moi. J’ai décidé de marcher jusqu’au Louvre, et de traverser les jardins du Palais-Royal que j’adore. Suis passée avant devant le Grand Colbert, où on a passé nombre de moments délicieux tous les deux avec R. C’était gai cette brasserie d’après théâtre. Je n’y suis jamais retournée et n’y retournerai pas.

Me suis assise au soleil. Il n’y avait personne. C’était magique. J’ai fermé les yeux avec délices, lu un peu et attendu V devant le Fumoir où j’ai d’ailleurs diné hier .J’étais crevée après la journée d’UC aux Beaux-arts mais c’est toujours plaisant de diner avec Marc.

J’avais RV dans la cour carrée du Louvre, porte des Arts pour voir le centre Vivant Denon. Ah bon c’est quoi?

Il faut une carte d’identité et oser prendre l’ascenseur qui semble avoir de la bouteille. Moi je monte au second à pieds. C’est haut !. Arrivées là, ce sont deux grands couloirs et une bibliothèque vide. C’est trop bien. On regarde ce qu’a fait JMA ( présenter des éditions originales de lectures de Walter Benjamin, { dont Siménon! } etc.

C’est un bon repère tranquille.

Protégé : HONNEURS

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Unlimited

HDELPRAT Projet/ Notes

Le projet a été pensé à partir d’une peinture monumentale récente.

Où est la bataille ?

Titre: Où est la bataille?
Elements:
—Une peinture pigment et acrylique sur toile/ paillettes ( 245 X 950 )

—Chaines en résine or
—Médaillons « bouche de vérité », bas reliefs, éléments d’ornementation en résine

—2 centaures sur socle ( résine ) —1 centaure cassé ( résine)

—1 personnage pendu polystyrène et vêtements
—Deux chaises
L’ensemble est installé sur un socle ( scène )
Drapeaux ( mats en bois, heaume résine or et impression des motifs ) sur textile On ne peut entrer dans cet espace

Où est la bataille ?

Je transforme la peinture en un décor de scène. C’est un panoramique-nature at a glance, sans acteurs, sans théâtre.
On connait les maquettes qui servaient à visualiser les combats et aussi ce qu’on appelle :

Le théâtre des opérations.

Le roi observant de loin les affrontements est souvent représenté dans les scènes .

La toile de fond est une sorte de Combat des Lapithes ( Piero di Cosimo ) ou Bataille de San Romano (Uccello) ridicule et déglinguée… Une scène de bataille, ou de guerre avec décorations, médailles et autres smileys réjouis.
Ce n’est pas une peinture d’histoire mais c’est un récit.

Des fantômes à la Disney défilent ou s’ affrontent dans une maquette géante:
Centaures brisés, chaines, étendards, ornements , (on retrouve dans d’autres peintures ce motif des drapeaux en lignes croisées oranges -Etendard de mon Territoire Autonome.
Têtes coupées, lances, armure (Les armures sont paradoxalement des outils de défense ou d’apparat d’une grande sophistication: pourquoi tant de beauté, pourquoi l’orfèvrerie pour combattre. Ces motifs complexes gravés qu’on peut trouver aussi sur des pièces d’argenterie, rendent le corps magnifique, rayonnant comme une apparition et le protègent: La guerre élégante.

Une chaise soutient la peinture qui s’est effondrée, une autre empêche la chute d’un drapeau.
On ne sait si c’est une vraie scénographie, ou une catastrophe. On ne sait si une répétition théâtrale a eu lieu, quel en était le texte, l’auteur. On ne sait si cela a eu lieu ou aura lieu sur une scène d’opera . Pourquoi ne reste t’il que des décombres.
On ne sait rien.
Je m’intéresse depuis toujours aux faits de guerre, scènes de bataille et armures.

Ostermeier pas le meilleur

Quand je suis arrivée au Funérarium et me suis garée,( c’était devenu tout noir ), une sorte de parking jardin avec un voix qui disait que l’absence de lumière était liée à la cérémonie. J’ai vu que la chaise en plastique bleue était restée sur le toit. Je l’ai mise dans le coffre.( C’est marrant ces détails franchement incongrus dans les rêves. C’est génial ) Puis L. est venu vers moi, il rangeait des quartiers de mandarine assemblés en pile.J’en ai demandé un peu.

Avant j’avais zigzagué à vélo dans une ville et je ne sais plus. Un type sortait d’une voiture en souriant.

Hier soir, Armelle m’a invitée à aller voir Retour à Reims. Je l’attendais avec deux verre de vin blanc, et miracle une table s’est libérée. On a pu papoter un peu et j’étais bien contente de la voir.Places excellente bien sur. C’est la première.

Au début ça me plait. Le décor studio d’enregistrement, l’écran, la voix off de Catherine Jacob. Ce que je remarque immédiatement, même si il ne dit pas grand-chose-une histoire pas terrible de machine à café- c’est que l’acteur blanc ( sais pas son nom ) n’est pas juste. Pas bon. Mais il reste longtemps tapi dans la cabine d’enregistrement et c’est bien comme ça!.

C’est interessant, on se laisse aller à l’écoute de cette histoire de Eribon  que je n’avais pas lue, au film qui n’est pas mal.( et Catherine Jacob lit merveilleusement. ) J’ai lu « à propos » de ce livre mais pas lu le livre.

Bon ça se gâte quand l’autre sort de sa cabine ( l’acteur noir est bien lui ). Il joue. Il joue et compose.Il compose le mec passionné qui argumente et doute à la fois.  Bouh. Pénible. Et le truc part sur les gilets jaunes, sur un échange d’idées: faut-il mettre ces images ou pas, faut-il faire disparaitre Eribon et en devenir que politique. Bref. On assiste alors ( je passe le rap et ses paroles ) à un exercice aussi complaisant à mon gout, que pédagogique. Il y a tous les ingrédients de qui cherche à plaire. Ca Ostermeier? Ah bon! Ben moi j’aime pas ça. S’il avait 25 ans ça passerait .Peut-être.

Je trouve que c’est un spectacle superficiel malgré les apparences et surtout démagogique .

Un tas d’archives de Duclos à Mitterrand, de Dany à Marine Le Pen, travail à la chaine, manifs, syndicats.

C’est devenu emmerdant . Puis on a eu droit  ( via le récit de la vie du grand père de l’acteur black )aux tirailleurs sénégalais et à la guerre et au drame de ceux qui se sont fait tuer non pour la France mais par des Français. Et video et caméra et téléphone portable.Et les deux autres Catherine et le pas bon qui posent des questions cucu. Bref au moins au bistrot on peut se tourner même si la conversation nous saoule.

Me suis tournée vers Armelle en soupirant d’aise à l’idée de la fin. Elle m’a dit:

Ostermeier est un nigaud, il nous prend pour des nigauds mais c’est lui le nigaud !!!

J’ai bien ri et les gens applaudissaient applaudissaient. Sauf la dame d’à côté.

ANDY PRES DU 22

Bob Wilson à Andy

Hier matin, je pensais à Andy, ce que je ne fais pas tous les jours. J’ai reçu ses voeux il y 3 jours. Où sont-ils? Je repensais au plaisir de voir qu’il était assis , seul à Saint-Roch lorsque R. est mort. Il est là , me suis-je dit , Andy est venu…et suis allée l’embrasser. Jean était là aussi dans un autre coin, avec des fleurs. J’y repense avec émotion. Donc je me disais qu’il faudrait qu’enfin je le filme. Avec sa  » gueule « . Ses …

Heu j’écrivais quoi. Bref.

Plus tard dans la journée, je vais au RV chez le Médecin. Suis bien surprise de me retrouver rue Georges Bizet ( le nom de mon grand-père ! ) et au 22bis. J’ai passé tant d’heures au 22 chez Nicole Stephane .( Il serait temps que je m’occupe  de la page Wiki qui est vraiment sommaire ).

J’ai passé là des heures si délicieuses en vue d’un film qui est fini mais pas montré encore.

En face et collé avec du scotch sur le mur de la clinique GB, il y avait un mot manuscrit.

Madame Tereopa/ Amen/ maladie de coeur.

 Etrange.

Bref. J’ai levé le front. Je suis restée ainsi un moment à regarder les balcons. Etait-ce au 5 eme étage? Oui. Je crois. On avait écouté par un beau jour les cloches de l’église à côté. Ah Nicole …

J’ai repris mon vélo, jeté un dernier coup d’oeil vers le haut comme si cela aidait à ramener des images un peu plus… Faisant un  demi tour rapide devant chez Gucci, mon téléphone a sonné. Enjouée j’ai répondu  » Comment tu vas Jean?? « 

Et Jean m’a dit que Andy était mort le matin à l’hôpital de Montauban.

Lui et son accent Américain , morts.

Voilà. Le 22 en tête, la Concorde devant j’ai pédalé en revoyant des moments de l’abbaye Fontevrault si gais et du décor de la Belle et la Bête que j’avais fait.

J’ai revu Scarlatti, j’ai revu tes éclats de rire Andy.

Et ton mystère et ta beauté de diable.

Est ce que quelqu’un a prévenu Bob?

L’EXPLOSION QUI N’A PAS LIEU: NI DANS LE CIEL NI HELAS AUX BEAUX- ARTS

« J’étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac BLABLA, dans le dos les ruines de l’Europe. » HM

Le 30 Décembre je ne sais pas ce qui s’est passé mais 500 visites sur ce blog c’est énorme et ça n’arrive jamais. 

Réveil désagréable après un rêve catastrophe. En première partie, il s’agissait d’une exposition, de trucs en terre que j’avais laissés sur une table et que des gens travaillaient à ma place. Une fille avait sur un personnage rajouté une coiffure imposante. Et j’avais réagi en disant qu’il fallait me demander pour intervenir sur mon travail. Il y avait un étage, mon frère, mon vélo toujours là où il ne faut pas. En Italie, dans un autre quartier éloigné..

On a des manteaux.

Un Monsieur ressemble à ceux de Saint-Bonnet. Je remplis d’eau un verre, le sien qui contient du pastis (???) et je m’en excuse.

Deuxième partie. On est à plusieurs sur la terrasse d’Argenteuil qui n’est pas à la place qu’elle a dans la réalité. Bref on est côte à côte et on regarde le ciel bleu. Il y a les traces nuageuses des avions dans le ciel. Ciel que j’avais l’habitude de regarder à une certaine heure, car le Concorde y passait.( Ça c’est vrai ) On regarde donc, comme des personnages de Hopper. On est des morceaux de peinture de Hopper. Silencieux, au balcon, on scrute le ciel. On ne cherche rien néanmoins. Donc on ne scrute pas, on se laisse envahir par cette idée du ciel et des lignes blanches. C’est un peu ça la scène. Cinq personnes épaule contre épaule, silencieux, et regardant le ciel. Soudain je remarque que deux avions sur la même diagonale et dont les queues se touchent, volent donc dans des sens contraires. Cul à cul. Bizarre.  L’un descend, l’autre monte. Bon. Soudain il y a une forme de véhicule spatial. ( Là c’est Orion que j’ai trouvé et j’ai gommé les panneaux en ailes de moulin autour.) C’est ce qui ressemble le plus. C’est beau, dans mon rêve c’est gris. On regarde en se demandant s’il y a quelqu’un là-dedans. On pense avec effroi à une chute possible. Mais non. Qu’est-ce que ce truc? . On se le demande quand il change de trajectoire, grossit à vue d’oeil et passe par dessus nos têtes en faisant un bruit d’explosion effroyable. On rentre la tête dans les épaules, nous attendant au pire: le contre-coup, l’effondrement du monde, les morts sans doute. Tous les morts. Mais rien… Plus un bruit. Devant nous et derrière un banc de fumée, il y a des flammes claires.

Le rêve prend fin avant la déflagration qui devrait suivre en toute logique. Mais…

 

Déposer un coussin rempli de terre sous la tête des défunts ( terre d’Israël , dépôt symbolique ).

Hier les UC aux Beaux-Arts avec heureusement Jonathan. 20 personnes environ. Et en général des présentations assez médiocres il faut bien le dire. Sauf heureusement des choses très bien, travaillées, vivantes et pleines de question. Un manque de travail éviident. Manque de je ne sais quoi, de conscience de ce que l’on montre, de ce qui serait possible. Quelques cas rares heureusement de prétention.

Qu’aviez vous écrit sur le double?

-Je ne sais plus…

Je crois qu’il y aurait un film très drôle de certains moments où l’on est anéantis. Je le disais à X alors que côte à côte nous devisions sur son objet ( sculpture, ready made, truc qui pourrait générer au moins des risques. )L’objet étant posé entre deux tabourets, soudain devenait quelque chose quand , après avoir éteint je l’ai éclairé avec mon téléphone . Nous étions deux acteurs d’un mauvais film sur l’art dit contemporain. Parler sur rien. Baver, dirais-je. Ridicule. Sans rire, c’est le peu d’audace et de risque qui est affligeant alors que je donne toute liberté. Depuis 4 ans, c’est sans doute l’année la moins interessante. Alors que les étudiants sont en général intéressants. La liberté  n’est pas utilisée. C’est scolaire. Elémentaire. On se contente de ( mal ) présenter des trucs, on se contente de trop peu. Il faut insister pour qu’on nous dise enfin des choses intéressantes ou tout au moins personnelles. Le mot est négligent.

Pourquoi. Pourquoi. Et pourquoi, je sais à l’avance si ça sera  » bien ». Je le sais. Le comportement indique quand-même ( on peut se tromper )

Bon. Travailler. Retravailler après avoir arrêté presque un moi. Cette faute et oubli du s change le sens de la phrase et l’améliore peut-être. C’est assez juste cet arrêt de soi/ Oui c’est juste. Car quand j’arrête de travailler, je n’existe plus, ou j’existe mal. Aujourd’hui en est la preuve.

Je tourne dans l’appartement et heureusement qu’il y a la place.  Hum. Pas facile. Paralysée et paresseuse.

Modern art et grotesque
Le moi peut en effet déchoir, chuter, s’éclipser tout en continuant à être lui-même. Claude Romano
Penser, dessiner, construire Wittgenstein & l’architecture Sous la direction de Céline Poisson
Erreurs choisies, L’Arche, 1988.

 

VIVIERS 2019


Le meilleur finalement c’est de rouler vers. Rouler vers… Vers l’idée que l’on a de quelque part ailleurs . Ailleurs que l’on connaît déjà et que l’on va retrouver . Le meilleur est d’être entre le départ et l’arrivée. Nulle part .

OUI. En somme nulle part. S’arrêter sur une aire d’autoroute -surtout choisir celle où on ne vend pas d’essence- celle où il n’y a rien et qui au mieux s’appelle « Aire du héron cendré ». Comme si ce nom donnait au lieu, soudainement une sorte de pouvoir d’enchantement. Comme si l’on retrouvait un passé littéraire, une description du 19 eme siècle, une entrée dans une encyclopédie . Aire du héron cendré. Je l’ai ratée et me suis dit zut. Comme si …

La maison est chaude. Juste ce qu’il faut. Cheminée et ce matin bleu glacial. Les vaches sont dans le pré d’en face. Hier , comme d’habitude, drôle d’impression de rien avec ce silence, cette immobilité et une des vaches que j’entends dans le noir, me disant: Ah elles sont dehors c’est bizarre. Plus bas un tracteur ou un engin agricole rentre tous feux allumés et éblouissants. On dirait un vaisseau spatial d’un film de Mario Bava. 

Ce qu’on appelle les «  mémos vocaux «  font frémir quand la personne a disparu. Je me souviens avoir été paralysée à l’idée de réécouter . Effacer ou garder. Ecouter ou pas. Tu aurais aussi ressenti l’étrangeté du silence qui nous tombe dessus ici. Comme un masse. Ici, tu ne détestais qu’une chose: Le brouillard . Il descendait vers les grandes fenêtre c’est vrai et nous enfermait. Ca ne me gênait pas tant que ça. Toi si. La neige non plus tu ne l’aimais pas. Moi si. Il y a eu des moments blancs ici, magnifiques. Des marches dans les bois, des bouts de film avec F. 

Commencé un livre dont les phrases me semblent courtes. L’intérêt est la sensation d’une voix intérieure. Je ne parviens pas à trouver un livre qui m’absorbe totalement ( sauf les polars souvent, mais je ne peux pas passer ma vie à ça…)

*

On dirait que je me réveille du coma que je pense vivre chaque année en périodes de fêtes comme on dit. Même si je suis à la campagne, même si j’ai marché et fait du VTT, il y a cette sensation ,surtout pour le premier janvier, d’être hors du monde ou dans le monde mais hors du temps.

C’était bien agréable ces moments tout simples avec F et A. Les oiseaux dans mes épaules font des bruits de jouets en caoutchouc qui n’existent plus d’ailleurs. A l’instant je réponds à P. que le Royal China est bon: «  Il y a le Royal China « ké » bon et je correcteur corrige en Kérouac bon. Cette fois-ci ça m’amuse que Kérouac dont on cherchait justement hier la bibliographie, rapplique au moment de décider d’un endroit où déjeuner Vendredi. Je reparle de Pull my Daisy.

La cheminée avale bûche après bûche ,fume un peu quand-même et mes vêtements ont à présent cette odeur particulièrement cendrée. J’aime bien, moi, mais peut-être est-ce indisposant. Je viens de lire ce que Antoine Compagnon dit de l’écriture de Houellebecq à qui en vérité je n’ai jamais accordé beaucoup d’attention, mais sans doute ai-je tort.

L’image qui m’a le plus déplu ces derniers temps et l’apparition sur Instagram ( que je déteste en y participant et en me détestant évidemment ) l’apparition donc, de Kamel Mennour en haut d’une montagne bavaroise avec ses skis et sa femme ou compagne. 

J’écris immédiatement un SMS à Christophe :

En voyant sur Instagram KM en haut de sa montagne ça me donne la sensation désagréable de show-chic, suivi par un petit en re-soi nauséabond: photos de réveillons etc… Je trouve ça déprimant. Il me répond en deux bulles: Pareil. Très déprimant. Puis ça c’est mieux. Les photos ne se chargent que lentement ici et en attendant je lui envoie le linge qui sèche près de la cheminée. Les vaches dans le pré. Lui des ânes Lui la Corrèze, moi le Forez. Idem.

Je pense aussi à ce que j’ai entendu hier de ces milices bavaroises qui « maintiennent » l’odre. 

A ce propos revu hier Le Jardin des Finzi Contini qui est un beau film émouvant de De sica.

Je déteste ( en y participant lâchement et par exemple en montrant mon article paru dans Art Forum ) la promotion de soi : —Bientôt mon expo là et là affiché par CT. 

On ne s’en rend même plus compte. Cette auto promotion satisfaite, ces like cette sorte de clameur de Regardez-ce-que-je-fais-moi-et-comme-je-réussis-moi. C’est assez dégueu et même si je ne crois pas en abuser ça me dégoute quand même. 

Il fait un grand soleil. Il a aussi neigé hier. 

La route qui mène à Retournac est assez impressionnante, parfois austère et on ne voudrait pas rater un virage! En contrebas et dans le soleil il y a le village de Chalencon, à peine 8 habitants je crois , qu’on ne peut atteindre de ce côté qu’à pieds. Et par le pont du diable. Cela me rappelle à l’instant Brigadoon avec Gene Kelly !!!! De qui est Brigadoon??? Sais plus. MINELLI bien sûr !!!Technicolor années 50 c’est certain. Le village ne réapparait que tous les 100 ans si je me souviens bien. A Chalencon, je crois que le diable propose de venir en aide au villageois pour la construction difficile du pont. En échange il demande que la première âme qui passera lui appartienne. Le Seigneur du château se dévoue et commence à traverser le pont. Un chien surgit et le dépasse, devenant ainsi le butin du Diable. Dans Brigadoon je me souviens de pas mal de carton pâte. C’est vraiment très kitch avec Ecossais en pagaille, tartans et compagnie. 

Je n’ai pas vu passer ces dix jours, rien sorti de ce que j’avais prévu. Je vouais dessiner, et aussi faire la maquette pour Unlimited. Rien de tout cela. Rien. Lecture minable: en 10 jours un polar moyen et quelques nouvelles de Simenon. Le désastre!!!. J’aimerais rentrer ou rester je n’en sais rien au moment du départ (déjà ) après -demain.

Bref pour en revenir à Retournac, ville triste et sinistrée comme les autres ( on voit que les rez-de -chaussée étaient des boutiques autrefois ) , on n’a pas envie de rester dans son ombre. C’est assez sinistre je dois dire, même si la Loire n’est pas loin; On se disait en regardant trois jeunes filles rire,  que vivre là, Brr. Mais peut-être vivre ailleurs aussi, et tout simplement vivre à partir d’un certain moment !!!! 

On est repartis après un thé dans LE café restaurant où on a tendu l’oreille pour écouter les deux messieurs qui parlaient de bon coeur en buvant des rosé. En renvoyant les coups d’oeil à la table plus loin, vers les vieilles dames nous scannaient comme «  pas d’ici « !!!

La boucherie annonçait des tomates farcies et un gratin de légumes. On a repris la voiture et pas le même chemin pour rentrer. Usson désert. Les cafés fermés. Estivareilles. Seul le bar de la pompe à essence est ouvert et désert. Il faut avoir envie. La Chapelle tout fermé. C’est fou comme ces pays où l’on trouvait plusieurs cafés par village ou même hameau sont désertés. 

On dirait que les gens se contentent de traverser en voiture les endroits pour aller se coller devant leur télé dans une ferme rénovée, ou un genre de villa de lotissement comme il en fleurit. Avec des portails automatiques. C’est trop moche.

2019

Je n’aime toujours pas Noël


HÔTEL LE REBOURS C’ÉTAIT BEAU CE NOM À LA HUYSMANS

Une route de montagne et des camions chargés de sable qui la descendent. Moi à vélo. Est ce que ça va grimper trop pour moi qui n’ai plus d’entrainement. Un village. Une voiture noire et une famille. Parents et deux enfants. Ils vont me rapprocher de Grasse puis j’irai à Magagnosc. On passe chez eux. Les femmes ont des robes longues. Il y a un petit chien blanc. Maison bling bling. Une exposition qui commence ce soir et je n’ai rien installé. Éteindre? Transporter les vitrines? Je n’arrive à prendre aucune décision et tout est extrêmement lent. Sais plus…

Hier zapping et rire devant un programme américain tellement irrévérencieux et de de mauvais gout. Le moniteur d’auto-école qui pilote un chinois porte des lunettes avec des fentes inclinées pour voir comme un Chinois, le prêtre dans une épicerie juive fait signer une pétition en demandant aux client de reconnaitre qu’ils ont tué le Christ et je passe les trucs plus hard avec des noirs. C’est atroce. Mais c’est drôle…

Un nouvel oiseau, un mandarin,  que j’ai nommé Klaxon vu son chant. On dirait un bruit de jouet pour bébé. Du coup Ovide me semble plus discret et je n’entends plus ses chants répétitifs pire que Steeve Reich ! C’est bizarre les oiseaux quand même. Ca m’émerveille. Est ce que je les amène? Hum.

                   R est parti pour une semaine. Me voilà seule. C’est bizarre au début. Alors à nouveau je range. Je jette, je range et je jette. J’adore jeter. C’est comme si je m’allégeais de choses que d’ailleurs bien souvent j’ai oubliées et de gens aussi que j’ai oubliés. C’est bizarre que ces courriers que l’on dirait amicaux, ne m’évoquent strictement rien. Une chose que j’avais trouvée drôle c’est qu’un jour aux Belles Lettres alors que le Monsieur me demandait mon nom pour la facture, me regarda et me dit: J’ai toujours votre tableau. Ce qui est drôle aussi c’est que de son nom je ne me souviens pas, mais son écriture oui. Sur une carte de visite. C’était  la première peinture que je vendais. Je revois le moment, rue Léonidas au 8bis exactement, rez de chaussée gauche- ou cette personne avait choisi. C’est Antoine Revay -est-il vivant – qui l’avait accompagné. Il était bizarre Antoine.Il était tragique Antoine. S’est-il suicidé / pourquoi dis-je ça. Je ne sais pas. C’était le genre de toutes façons. Grand lecteur pas heureux. Il s’était marié je crois. Dans l’atelier aux BA, il peignait en costard. Il avait une veste en sorte de Tweed verdâtre et une cravate. Il peignait un modèle nu tout aussi verdâtre sur un grand format quand je suis entrée. Ca m’avait impressionnée. Il parlait avec un accent hyper snob. Il était fou je crois, ou l’était devenu. On a ri souvent. Je lui avais raconté que le boy de Mistinguett toujours en vie à l’époque et que je voyais sur scène au Paradis Latin presque chaque soir,  avait comme surnom Chériette. Ça le faisait beaucoup rire. Il fallait prononcer en roulant les R. Je l’ai revu à la Villa Médicis. C’était pénible. Dormant chez moi-lui, je n’avais pu fermer l’œil -moi tant sa présence était lourde. Il y a des natures comme ça- ( le fils de R. aussi )- qui vous étouffent de par leur présence, même s’ils sont trois pièces plus loin et qu’on les entend à peine respirer.

                   Il y avait aussi Key le Japonais qui était bien zinzin aussi et qui peignait des grands nus noirâtres, ce de façon frénétique. Il avançait, il reculait.Et puis le clan des espagnols, pape, Antonio,( je suis le grand chien jaune qui va te mordre ) José ( mort du sida ), Javier qui s’était fait canarder dans sa douche. On était allé le visiter à l’hosto. Il était ETA ( Radio: les puits ferment/ La mine/ ), et aussi Remy, peut-être le plus doué et qui m’a appelée il y a une dizaine d’années. Hum; il vivait chez sa grand-mère. Je ne sais plus son nom de famille… et Simon qui peignait un coq. J’avais eu pour mission de choper le coq et d’aller le jeter chez les archis. Je m’étais exécutée et sauvée à toutes jambes. On a vien ri. Le coq était revenu. Mais une semaine plus tard c’était un poulet prêt à rôtir qui l’avait remplacé. Les archis s’étaient vengés. Il y avait Anamaria, toujours mon amie et qui arrive de Bogota en MArs, des des oubliés et oubliées. Une américaine au nom oublié, sais plus.

Je ne parle presque jamais des Beaux-Arts. Je n’y pense pas non plus sauf quelquefois le Mardi quand je suis à l’école, et que je passe devant l’atelier Cesar. La bibliothèque, je n’y allais pas. Les collections , j’en ignorais l’existence. César s’est eteint il y a longtemps. J’avais vu mon professeur dans je ne sais quel EPAD terrible il y a quelques années et il avait presque 100 ans. Il déraillait mais se souvenait de moi. Duffau le séducteur, déguisé en sculpteur, en Rodin dirais-je, toute sa vie,  avait la fanfare pour l’accompagner. Il y avait même Hugues Aufray ce jour là. Je ne suis pas allée au cimetière.. Bizarrement moi qui l’avait beaucoup aimé, sa mort m’a laissée sans émotions. C’est bizarre ces trucs là.

Biennale de Venise il y a longtemps, longtemps

PESSOA À PRESENT PASSE


Pessoa et les hétéronymes. Qui parle ? On dirait Claude Arnaud. Ah oui c’est lui.  Tiens en parlant de livres ( enfin oui de sortes de livres… ) j’ai écouté l’émission de MR sur une fille qui aux éditions de Minuit ( bizarre ) a publié un truc qui a eu le prix des étudiants. Peut être que c’est bien, mais la fille qui a la tête que j’avais imaginée pour elle, était bien proprement lisse. On a rigolé plusieurs fois… en se regardant comme si on ne le croyait pas. Un garçon tout aussi lisse disait des conneries. Et elle ponctuait de «  voilà » tout le temps,ses récits ou explications, enfin les machins qu’elle disait. Cependant voilà semble une maladie en voie de disparition… J’espère que porosité  suivra au cimetière des mots ( LTI !!!!! )

Je compte bien aller voir cette peinture lors de mon prochain voyage à Florence en Février: Andrea del castagno. Ai repris la lecture du Fra Angelico de Didi et c’est vraiment passionnant. J’adore les questions: Que voyaient les moines en passant dans ce couloir? Ces projections de peinture, ce dripping qui n’en est evidemment pas???. Que nous disent ces surfaces de faux marbres, de peinture aspergée comme pour le baptême ou l’extrême onction. Les figurae. Oh oH. Bon couchée tard hier. Tours de cartes au Artistes ( oh oui c’est celle là, comment avez vous fait ) et moments très drôle au Balto avec un client bijoutier. Grivoiserie et rires…

En coup de vent

 

 

Je ne suis pas débordée de travail parce que j’en ai décidé ainsi, histoire de penser à autre chose, de  » vider le cache ». J’ai quand même commencé la maquette Unlimited, repris contact avec P, et pars pour un RV à Bobigny.

Mais j’ai l’impression de pouvoir rester des heures à ne rien faire, à m’endormir sur un bouquin.

Finalement les Beaux-arts ( préparation et lecture des textes des étudiants ) me prennent tout le Lundi.

Même si pendant le cours je présente des choses assez rapidement 15 / 20 mn, c’est comme lundi dernier, et mine de rien beaucoup de recherches.
Partant des macules et des taches chez Cozens que je ne connaissais pas, et qu’une étudiante m’a fait découvrir, j’en suis arrivée aux clouds diary de Rondinone, en passant par -l’étape la plus difficile car expliquer les Figurae chez Fra Angelico , merci – Puis Hugo,  puis les tables tournantes, puis le livre des tables qui est assez désopilant  et impossible à lire d’une seule traite évidemment-  puis Picabia et la Sainte Vierge  (  Picabia qui me fait beaucoup rire), Fritz Lang et Mabuse, les dessins de Desmoulins, un peu la photo spirite. Arrive Pollock, Michaux, Boltanski ( eh oui ) et enfin les mancies et l’art de lire dans le marc de café grace au Manuel du petit sorcier. Les schémas sont amusants et c’est complètement irrationnel.

Visite des amis des Beaux-arts. C’était drôle.

Hier soir après le cours, je monte voir le travail de C ( qui a tout préparé!!) puis tente la projection Light Cone. J’avais une idée de Light Cone et des videos  » expérimentales  » ou films du même nom. Et bien j’ai vu ce que je savais que j’allais voir. Des trucs emmerdants et formels, qui me semblent dater à mort. Si je suis méchante je dis que ces machins sont  insoutenables sauf pur les auteurs eux-mêmes. Mon dieu comme c’est chiant. Les images répétées, les ralentis, le grain, le gros plan.

Même si l’autoroute déserte et filmée par des caméras de surveillance a son intêrêt ( c’est ce que j’ai vu de mieux ) on se lasse assez vite. Ce sont des films à processus, à protocole. Donc bye-bye, sans moi. Suis partie direction le Balto qui est vraiment un bar sympa… et j’étais de mauvaise hu ////OUUUUUU je vais être en retard je file. A suivre.

BON…

 

 ? collection Campana Louvre ( magnifique )
dessin LN
Pierre-Jacques Volaire

Le week end se termine bien, mais c’était pénible d’attendre des nouvelles de Miami, dès l’ouverture. C’était donc bienvenu la proposition d’aller marcher à Versailles hier matin. Sauf que le parc était fermé ( elt le chateau aussi ) Dans les bois, c’était mieux que rien et ça m’a fait du bien et a confirmé l’absolue necessité de bouger, de sortir.

De partir régulièrement. Le prochain départ c’est le 26 décembre pour Viviers ( yesse ) puis en février Florence ( j’ai hâte. On ira à Bologne une journée, et on louera une voiture pour une journée de visites en Toscane ). Peut être quelque chose en Janvier?

Je profite encore un peu de mon oisiveté programmée. ( qui commence à m’ennuyer ) . Il y a eu la peinture intensive jusqu’au 19 novembre. Miami. Puis le Workshop à Monaco . Rangements des archives de R dans des boites que je descendrai à Viviers ( vider le grenier avec P. C’est prévu. Il n’y a pas grand chose mais je veux tout cleaner pour y mettre les caisses. 10 pour cette fois-ci. J’espère que ça rentre dans la voiture )

Mais c’est terrible d’avoir besoin de faire en permanence… Ne pas savoir rester tranquille sans culpabiliser…

Hier soir diner très sympa à Alfortville. Ca me fait plaisir de voir tout le monde, quasi famille. H., N, G. G , E, A. et JM et les enfants.

Dessiner

Commencer le film sur BB

Projet Unlimited même si on se fait ramasser, c’est certain.

Puis peindre à nouveau. Ce printemps aller d’avantage à Saint bonnet pour fabriquer un truc comme je l’avais fait à l’usine. Quoi? Je n’en sais rien.

Payer Chantal en Janvier et Terminer la succession en Janvier aussi. Ouf.

Essayer d’autres choses. Quand je vois le travail de Cate Giordano je me sens bien prudente. j’adore cette démesure ( comme celle de McCArthy  ‘ailleurs ) La démesure. L’excès.

Je me dis ça. Que ce que je fais est petit. Un peu petit.

Mail d’un mec qui me propose d’écrire un texte si j’ai besoin, avec un tarif défiant toute concurrence et le droit de changer deux phrases. Il est dingue le mec. Je voulais lui répondre qu’il ne faut pas faire « ÇA ». Pas essayer de se vendre comme ça.

Ce matin CRS contre lycéens en haut de la rue. Ils sont face à face … Et rien ne se passe.

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse 

Vienne la nuit sonne l’heure…

J’observe le groupe bleu se déplacer comme on lui a appris: Une araignée qui glisserait transversalement. Les lycéens n’ont pas l’air bien méchants. Mais il y a du lacrymo dans l’air. Au bar, certains commentent…Moi je suis pour les gilets jaunes. Pas les casseurs qui ont tout foutu en l’air. Pas pour les pilleurs.  X qui me parlait ce matin me dit ça a cassé en 68 mais pas un livre n’a été volé chez Gibert. C’est vrai. Là je ne crois pas que les livres soient menacés malheureusement. Mais les marques, Lacoste et Nike etc etc… Puis les gens en ont marre, et sont démoralisés. On le comprend quand on voit les différences sociales. L’autre soir au restaurant si laid « décoré » par Stark,( les rideaux blancs, les espèces de fauteuils aussi ridicules que hideux dans lesquels les occupants sont prisonnier comme dans une cacahuète, et les amis face à moi au visage rayé horizontalement à cause des stores. Faut le faire quand-même: Ne pas prévoir que les clients vont devenir des indiens maquillés à l’ombre ). La soirée était plaisante, mais cela ne m’a jamais plu, même invitée, qu’on dépense de telles sommes pour manger.C’est peut-être stupide mais c’est comme ça. Bien sûr les gens font ce qu’ils veulent de leur argent et il n’est pas question de jouer les pauvres. Mais des pauvres il y en a. L’exemple de Marseille est terrible avec les gens qui se font croquer par des rats. C’est quand même dingue. Les puces, les moisissures, les allergies et maladies.

Si vous voulez me faire plaisir, surtout ne m’invitez pas dans un grand restau, avec un grand chef, ça m’ennuie. Le cérémonial en plus. Misère.. Une fois avec R. on s’est retrouvés dans cette situation avec JLT et PV et leurs épouses( dans la cuisine du chef-la totale-ils ont parlé de vin toute la soirée et on s’est emmerdés sec. C’était il y a longtemps ). Les grands hôtels ne me fascinent pas plus. Bon d’accord pas le Formule 1. mais des choses raisonnables.

Cette semaine c’était drôle d’aller poser pour LG, un étudiant que je trouve particulièrement doué. Je n’ai aucune idée ( bien sur j’ai vu ma tête, mes costumes et mes chaussures à talon !!!) de ce que ça donne. Je n’ai pas voulu voir.

Bon…

MIAMI ET RANGEMENT et… RANGEMENT

Des cartons. Ranger les livres et puis aussi tout ce qui est resté dans les placards. Jeter; Jeter des tonnes de papiers beaux-arts, courrier et choses inutiles et lourdes.C’es délicieux de descendre des sacs poubelles de 100 l bien dodus!!! Pas grand chose à raconter. Exposition Giao Ponti qui est succulente. Je sors du Musée des arts déco et marche vers la Concorde dans la nuit pour vérifier l’atmposthère Gilets Jaunes. Des pompiers sont affairés autour de la personne qui s’est fait écraser par une grille. Le type est KO sos une couverture dorée.  Les CRS comme des statues barrent la rue royale. Ce sont des sortes de  Schwarzen Mander à la  Hofkirche , les hommes noirs autour du tombeau de Maximilien à Innsbruck. On était montés à pied jusqu’au tremplin de ski avec E. et en haut il y avait de la neige. J’ai un bon souvenir de ce séjour, même si je crois avoir fait un petit scandale car à un diner diplomatique le conseiller culturel ou animal du genre. Il ne me parlait pas,c’était pourtant son métier, la diplomatie c’est la conversation, sinon il faut faire Diogène comme métier. Je lui ai dit de trouver des sujets, et suis partie en vrille. Il avait un peu de sauce sur sa cravate, et j’étais perdue; J’avais sans doute bu deux verres de vin et j’étais hilare et insolente mais pas méchante. Le mec ne riant pas du tout ce qui me rendait hystérique . Je ne pouvais cesser de rire…. Bref…  Vraiment Giao Ponti est réjouissant. cette faculté à sauter d’une discipline à l’autre est vraiment merveilleuse. Il est fort. Un tissu, une machine à café, un miroir, une chaise, un tapis, des assiettes, des costumes de théâtre. d’ailleurs pendant que le type gisait au milieu des pompiers, la grande roue avec au centre le grand nom en lumières: Jupiter, tournait, les gens se baladaient tranquillement dans ce marché de Noel plutot mieux là que sur les Champs . C’est nouveau? SAis pas. Puis j’aime pas Noel.

 Vu les affiches de Jean-Louis dans le métro. Croisé Yan Colette à la Scala où j’étais invitée pour un spectacle pénible. Le principe de la scéno est emprunté à une compagnis néerlandaise ( grand Hotel ou un truc comme ça ) dont j’avais vu une formidable «  reconstitution de la guerre de 14 ). Donc grand plateau occupé d’accessoires, travellings, personnage miniature, caméras, manipulateurs. c’était formidable, avec une voix off et des textes de soldats. Là c’est niais. Même principe mais niais. Et on voit sur l’écran des personnages qui sont des dois filmés. Si parfois ça marche, une main filmée avec comme jambes l’index et le majeur, c’est lassant. Enfilade de bandes sons. Bref. J’étais grognon et mécontente.

Grognon hier soir aussi ( j’écrirai en privé )

J’ai passé aussi un bon moment Mercredi , m’y rendant à vélo, au Louvre pour voir l’exposition de la Collection Campana.

Je suis dans le jury de la Villa Médicis. Hop. J’avais refusé mais ils ont changé pour moi le calendrier ce qui est plutôt gratifiant.

Il faudra que je me remette à travailler.10 jours pour le projet Unlimited. Finalement c’est ce qui me va le mieux-travailler même si je suis un peu lasse, u peu découragée à vrai dire-sinon je m’ennuie. Peindre peut-être pas. Le film sur BB, les trucs à préparer pour Février et septembre. Et déjà l’expo qui se profile chez Christophe. Je sais ce que je veux faire..

Zut il faut que j’appelle Alice.

Trenet!. Il y avait des siècles que je n’avais pas écouté ça. On aimait bien avec R. Lui c’était la folle complainte qu’il chantait suivant. Ai mis dans des cartons, ses lunettes, courrier, montres . Quantité de petites bôites dont celle avec des bonbons dont j’ai déjà parlé.

France-Dimanche

Sous les branches… de l’allée des maronniers…

LE FOND DE L’AIR

Quand on entend de loin ( on pense toujours que c’est loin, parler de pollution, on ne se sent pas menacé ). Quand on entend des amis de Delhi parler de leur quotidien ( même s’ils sont, dirait-on du bon côté) ça fait peur. Extracteurs, machines à purifier l’air qui elles même polluent à l’extérieur, ne pas sortir des maisons; C’est terrible. Toux et yeux rouges, porter un masque etc…

J’ai continué à ranger les livres mais je n’ai pas terminé. C’est une activité agréable. Je rêvasse en me demandant si je place celui-ci à côté de celui-là. Il y a mes proches là pas loin, et puis finalement dans la chambre, d’autres, plus lointains. Une pile s’agrandit de:

—ce que je vais donner

—ce que je vais emmener à l’école

Aller vendre des livres chez Gibert, c’est un peu faire la manche dans le métro vu ce que l’on récupère. Emmaüs en fera meilleur usage.

Trop contente d’ailleurs de pouvoir y partir juste après Noël. Avec les BA , ce n’est pas facile de descendre car le voyage grille deux jours .

Hier était une mauvaise journée triste. Il semble que today ( je vais à la galerie et j’aime ça ) soit mieux.

Ce soir, Opera de Pekin à Malakoff. Il faut que je me secoue pour ne pas être un ermite. Mais c’est tellement bien de voir autre chose que mes choses.

Courrier à Berlin pour savoir ce qui se passe.

Le livre de Cozens sur les macules, les paysages, les taches est arrivé chez J. J’aime bien passer à la librairie et papoter avec lui en feuilletant un livre posé là.

 

 

SENTATIONNEL: PROUST MANGE DES NEMS

Deux spectacles cette semaine radicalement différents. Opposés.

Mais c’est bête de dire ça. Le premier, Un instant de Bellorini d’après Proust au TGP. Les deux acteurs sont parfaits. Le glissement du récit personnel de l‘actrice vietnamienne évoquant sa grand-mère au récit de Proust parlant de sa grand-mère se fait bien. Honnêtement parlant, qu’on me mette sous le nez madeleine et nems, ne me plait pas trop. Bon. Le banc glisse tout seul de jardin à cour -Ho !!!!! . C’est le décor qui me pose problème. Pourquoi? Parce qu’il est beau. Beau et inutile à mon sens. Trop bavard. Les chaises par centaines comme une église abandonnée puis les chaises verticales comme un mur qui glisse. Oui c’est beau on a vu. Puis cette chambre surpendue dans l’espace. Une échelle. On y monte. On fait semblant de boire du thé en trempant la madeleine ( :(( ) Bon. Puis le cadre de scène. Bazar ça a dû couter des roubles tout ça. Il a de bonnes critiques et je suis peut-être sévère.

L’autre, à la Villette hier soir. Satoshi Miyagi. Nous somme assis au centre d’un cercle dont on a seulement la conscience car on de voit évidemment que 180 degrés. La lumière est magnifique et les costumes blanchâtres aussi. C’est très rigoureux, très dépouillé sans que cela ne devienne une démonstration esthétique ( j’écris en petit à la Bob Wilson pour qu’on ne m’entende pas ). La question qui se pose, c’est le conte , le récit. Un acteur raconte et aussi joue 13 personnages. Les voix, les cris, les bruits sont incroyablement riches.Il n’y a pas de perspective, pas de fond. Les mouvements sont latéraux en arc de cercle. Il y a deux niveaux: Celui des musiciens, celui des acteurs masqués ou non.  En plus c’est drôle, la traversée de la forêt avec les animaux-Lion superbe, troupeaux d’éléphants, chameaux-Le tout blanc de blanc pas une couleur. J’adore ( il n’y a que des prtits drapeaux rouge  à un certain moment ). J’aime moins les petites attention envers le public quand il y a des mots Français et des petites choses amusantes mais gratuites à mon sens. La pêche au public n’était vraiment pas nécessaire. Mais ce n’est pas grave.

C’est marrant car ici lorsqu’on tente «  ça » au théâtre , ça fait travaux manuels.

dans Bonjour Cinema

 

Bureau des pleurs.

C’est quand je sors du sommeil que c’est plus difficile. J’ai des bouffées de tristesse. Le fait de m’être retrouvée avec mon vélo devant les portes de l’hôpital Saint-Antoine doit y être pour quelque chose. A défaut de décor et de fausses madeleines, je me suis quand même propulsée plus vite que nécessaire dans la chambre où l’on n’a pas voulu me laisser dormir malgré ma demande. Je ne savais pas que ce serait la dernière nuit. Et puis à vrai dire je n’y ai rien compris. Pourquoi ces complications soudainement, l’impossibilité de le voir le lendemain- là de l’autre côté en réanimation à deux pas de moi- après l’appel où il me disait que ça n’allait pas bien. Puis l’hôpital qui m’annonçait le changement de chambre. Je n’ai jamais ressassé et pourquoi ça me prend là, maintenant. Après ces deux ans à travailler ou plutôt à m’étourdir ou bien essayer de m’absorber dans autre chose. Des masses de travail, des peintures immenses, pour quoi faire. Pour me dire, que peindre ça sert à ça. A ne pas vivre et à ne pas voir. A ne pas penser à ce que l’on est et ce qui nous attend. Après Berlin avant Miami-tout est fait-plouf plouf je dirais. Même si j’ai des projets, parfois je me demande si je n’en ai pas assez vu. 

Une autre créature du lac noir

Hans Erni 1938/ Surréalisme suisse
Die schweiz, das ferienland der völker

Voyage en Suisse. Paris Bâle Aarau où j’étais allée il y a bien longtemps pour la première exposition collective Rite, Rock, Rêve à laquelle je participais. Je me souvenais d’une toute petite ville,de neige carte postale, d’une église, de la nuit et du froid.

Exposition du surréalisme Suisse. Je découvre surtout Hans Herni et cette immense fresque de 1938 ou 9. heroïsme, travailleurs, nationalisme . Hum, mais c’est surprenant. Ce qu’il fait par la suite est irregardable. Ca, c’est moche mais ça me plait. Surtout l’espèce de créature du lac noir.

En fait, ceux que l’on connait ( Giacometti, Arp, Meret, Klee, peut-être Isabelle Walberg dont l’espèce d’échiquier rappelle étrangement le Palais à quatre heure du matin) , bref ceux que l’on connait et qui on traversé le temps, sont les meilleurs et de loin.Pas d’injustice donc.

Donc journée très agréable au Kunstmuseum.

ET.. retour.

L’autre jour j’ai regardé des tas d’images d’alphabets extraordinaires

Bon préparer un projet pour Unlimited, et celui pour Aarau.

Ce soir TGP

vernis et notes

Retouche rouge sous l‘oeil affligé de Pascal Dusapin

Comme je n’ai jamais mis de vernis à ongles, quand je vois ma main, j’ai l’impression que c’est celle de quelqu’un d’autre!

Hier soirée vraiment sympa à la Maison Rouge. J’avais mis du rouge à lèvres et A
nne de Villepoix a fait des photos super, mais je ne sais pas si elle me les enverra. Jambières Fragile . Short / Pull rouge et rouge à lèvres mal mis.

A young woman in her bed chamber trying a wig on her bottom for effect: her maid-servant holds a mirror for her and sniggers with amusement; a cat arches its back in fright and a dog dives for cover under the young woman’s corset which is lying on the floor.

A fat hunchbacked man with two large warts on his nose with hairs growing out, admires his fashionable wig in a hand-mirror; a grinning barber trims his wig in front of a table on which there are various hair-dressing appliances.

A woman wearing an extraordinarily high wig decorated with beads and lace, discusses her head-dress whilst taking tea with a man sitting opposite who wears a legal tie wig, gown and bands; on the wall is a framed picture of two monkeys sitting at a table drinking tea.

JACQUES PATIN

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Les pages arrachées

Quelquefois on croit tout savoir de Man Ray. Je m’étonne d’en découvrir encore. Je ne connais pas toutes ses photos. Celles avec les masques sont magnifiques. Passage à la galerie pour tendre la toile de 2m50. Je redoute toujours un peu, mais impeccable, ça se fait tout seul. Je traine, passe voir l’expo  de DS, mange une délicieuse soupe en lisant Le lièvre de Patagonie qui commence indigeste ( les condamnations à mort, guillotine, garrot et autres plaisirs au sabre ). Quelques petits sonderkommandos plus loin, je paye mon addition et retourne à la galerie pour arracher les pages des catalogues de vente qu’on me garde. C’est assez stupéfiant le luxe de ces éditions qui ne servent à pas grand chose selon moi et qui finissent à la poubelle. J’arrache, j’arrache: Un Polke, un truc horrible, une photo érotique, Nadar, des fauteuils 1940, des trucs cinétiques; Je regarde mon butin.

La photo de Pierre Bergé avec une casquette, main droite dans la poche avec le pouce sui sort et tenant de l’autre main une laisse avec un petit chien au bout, langue sortie, patte droite quittant le sol. Derrière une maison dans la verdure. Chemise rayée et veste genre campagne avec col en velours moche

Photo de l’Arc de ?? Rome c’est certain. Auteur je ne sais pas, vers 1850 je pense

La Casati de Man Ray. Elle est entre deux grands chevaux blancs dressés sur leurs pattes arrière. 1935. AU dos: L’impératrice Elizabeth d’Autriche dressant ses chevaux Flick et Flock. Dernière apparition publique de la Casati. C’est chez le Comte de Beaumont. Cartons envoyés parfois un an à l’avance pour que l’on puisse préparer sin costume est-il écrit.

Paire de fauteuils garnis de lainage beige 1960

Fauteuils Arne Vodder , c’est moche.

Fauteuils bleus de Geneviève Dangles et Christian Defrance.

4 photos sépia sur la même page: Desire-Magloire Bourneville Paul Regnard/ Salpétrière service de Charcot.

Une fille aux poignets retournés et au visage cambré vers l’arrière, une autre comme illuminée mains jointes, un homme langue pendante, une femme alitée en mouvement , visiblement agitée et présentant son profil droit.

Une montagne pleine page. C’est écrit Adolphe Braun N°53 à 86.

Un homme de dos contemple, appuyé sur sa canne contemple le majestueux paysage (Mont Cervin épreuve au charbon ) Grands formats 100 X 150

Deux photos érotiques: En haut une fille robe retroussée, jambe gauche levée et posée sur l’épaule d’un garçon agenouillé et vêtu. Elle regarde l’objectif et lui a l’air de s’ennuyer de profil.

Une femme ? nue allongée sur une sorte de fauteuil incliné devant un décor peint. C’est écrit: Studio Iranien, Teheran 1890;Plus marrant 3 photos assez ridiules: Les deux du haut montrent une fille nue avec des ailes déployées. La première agenouillée dans du foin. Ca s’appelle Nu ailé. Ben j’aurais deviné. 1890

Jessie Tarbox Beals/ On en apprend des choses( elles sont belles ses photos ! ). Femme photographe 1907. On voit une sort de Coupole, une boule dans un hangar .

« Ballon captif » ? Avec une sorte de nacelle et des machins rayés, comme des ballons? Deux hommes qui semblent petits, observent. ( Exposition universelle de Saint-Louis 1904)

Pleine page: Une main droite qui serre une lame et fait des trous dans une surface. C’est Fontana: «  It was not an accidental hole, it was a conscious hole: by making a hole in the picture I found a new dimension. By making holes in the picture, I invented the fourth dimension. »

Une femme de profil , dans une exposition pose en touchant le bord droit d’un tableau avec sa main gantée de noir. La robe présente, en noir et blanc, les mêmes motifs que la toile. Ben c’est Carla Accardi . C’est pas mal je trouve. Noir et blanc Il y a aussi des grandes peintures. ( Grande integrazione 1957)

Une pleine page avec un cercle qui présente des matières, comme une lune. Ce doit être une peinture.

Une sorte de rotorelief noir et blanc. Mais c’est plutôt un machin cinétique.

Un bout de paysage peint genre 18 eme siècle.. Page déchirée suivante, on dezoome et on voit un chasseur qui se penche. Il est au milieu d’arbres racines . Temps couvert et au loin une éclaircie nocturne. Il a une veste jaune , un chapeau et tient son fusil. C’est écrit en Allemand.Oh c’est bizarre. c’est Franz Sedlacek

Polke, Dispersion sur carton 1999

Polke, nan c’est Stingel. Ah bon. Nan je dois me tromper

Des images illustratives / une danseuse dans des entrelacs, des fleurs

Une femme peintre / sa photo avec un chapeau et un col de fourrure blanc et regarde vers sa droite. Broncia Koller Pinell

C’est moche sauf ce qui semble être des bois gravés

Un dessin de MAn RAy de 1912 . Première promenade. C’est amusant. Il y a 11 personnages étranges et un chien

Depero

La photo bien lisse de David Teiger ( ??? ) Je regarde qui c’est … Un collectionneur. Photo couleur, cheveux blancs, cravate mauve lèger sourire et petite cicatrice au dessus de . Pochette blanche, veste croisée, mains jointes et montre noire la lèvre doite

Motifs agrandis un peu flous

Cindy Sherman 1980. Assise sur un lit . Couverture sur laquelle on voit une lettre? A l’arrière, un cadre avec la photo d’un homme et lampe de chevet contre rideau.

page comme un papier peint

Sculpture academique. Une femme sans bras, à les jambes prise dans le socle sous les genoux.: Wilhelm Lehmbruck 1913

Des avions piquent et descendent à toute vitesse en glissant sur la page de droite à gauche. Ca ressemble bien à Richter

TRucs géométriques moches, or et noir

Un cercle blanc sur fond noir. Julio Le Parc

Un paysage de montagne affreux bleu et vert. Rudolf Schlichter

Une page de cahier quadrillé perforé qui représente un bonhomme en faux bois et qui porte une échelle / Polke 71

Une sorte d ‘oiseau empaillé qui perd ses plumes

Un monochrome vert en hauteur

Un autre genre de rotorelief ( Asis Antonio ) Op art.

Bon.

J’en ai marre j’arrête et vais prendre un bain avant la soirée de fin Maison Rouge.

Passer à Autre chose

 


Voilà. Il n’y a plus qu’à passer à la galerie pour tendre la toile et hop , Miami c’est fini.

Aller chercher le scotch orange, il ne faut pas que j’oublie.

Hier atelier. Ranger un peu comme à chaque fin de chapitre. Puis reposer le valo et aller à La Monnaie voir l’expo Grayson Perry. Comme ça fait du bien!!!!. C’est intelligent, drôle, joyeux, irrévérencieux, habile et cultivé. Il ne fait pas le malin, il fait juste le job, un peu le show. Ce qui me plait et me réjouis c’est ce mélange d’irrévérence, de culture des images, de drôlerie et d’intelligence.

C’est drôle comme les gens ne cherchent qu’à être désagréable ( pour le camion qui vient chercher mes peintures, un mec surgit en grognant «  Vous allez rester là-longtemps , parce que là faut laisser le passage? « , dans le train avec mon vélo: « Faut pas le mettre là. » MAiS TA GUEULE.( là c’est moi qui parle !!!! Je crois que plus les gens sont humilés et méprisés chez eux et dans leur travail, puis il adoptent cette attitude d’autorité revancharde.Sinon, ils n’exostent nulle part. Moi j’ai juste envie de taper tout le monde et pourtant je n’ai pas à ma connaissance ce genre de problèmes.

Après l’exposition, on a bu un verre ( incroyablement peu cher ce bistrot ) en face à l’Assignat. Bar comme il n’en existe plus beaucoup. Deux verres de vin et un demi ( j’avais préparé 15 euros, et c’était 7,50 ) C’est joli, avec des habitués et un petit cochon noir qui grogne si on le touche, en liberté sur le bar.

Une dame parle à sa copine et se plaint d’avoir eu ses idées pillées par une collègue du CNRS. Puis elle évoque en Espagne un « branleur » et dit «  Zut, comment on dit en Espagnol? »Tout le monde entend tout.  Je me retourne et suggère Branlador mais ça ne la fait pas rire du tout. Alors je glousse. Plus tard, après avoir traversé le Pont-neuf-c’est trop beau la nuit de voir tous ces mascarons et de regarder la Seine- on prend le bus 67. Un groupe de jeunes mecs rentre. Une fille avec eux qui fait tellement vieux. La pauvre elle n’a rien pour elle. Je suis assez loin mais face à elle. Elle sort un tube de crème et méchants comme on est on se dit qu’aucune crème n’y pourra rien changer. Et là je ne peux pas résister, c’est de la faute à la forme du tube, je lui dis de bien vérifier que ce n’est pas de la colle scotch qu’elle étale. Son copain s’étouffe de rire et elle carrément pas. Elle me lance un oeil noir qui me fera encore rire, le soir, dans le lit alors qu’une bouffée de tristesse me submerge et que tout à coup je pleure parce que R. n’est plus là.

Mary Reid Kelly

MONSIEUR PICK

C’était drôle ça

J’ai passé la journée dans le camouflage pourrait-on dire.

Je lis les textes des étudiants.

Pas mal. Mais pas assez de temps accordé à cela je le sens.

Abrutie

Mercredi et Jeudi ça va speeder pour le tableau à finir. Après la quille.

Envie de campagne. A la télé hier j’ai vu que les arbres étaient roux. Ici on ne voit rien.

Ordi réparé. Et celui-ci qui rame

Essayer Première.

Penser à nouveau à un film.

Allez chez BB et commencer

Avec quoi je filme?

NOTES AVANT PERTE

 

J’ai écrit tout un truc avec  des notes et ça a disparu. Non. Non. Et plus d’images dans la bibliothèque. Est ce parceque j’ai changé mon mot de passe??? Il y était question d’oiseaux, de leur chant, de Berlin, de Baltazar Gracian, de peinture, de notes sur les masques de honte.

The largest of Lamb’s five pieces in Conyers’s album, this Gothic image shows a nude woman being stabbed in the heart by Cupid with the specter of a skeleton observing — or directing — the scene. According to Elizabeth Campbell Denlinger, curator of The New York Public Library’s Carl H. Pforzheimer Collection of Shelley and His Circle and co-curator of Shelley’s Ghost, Lamb’s painting is in keeping with the style of art at the time, particularly the work of Henry Fuseli, a Swiss painter who settled in England. His most famous painting, The Nightmare (1781), shows a sleeping young woman in a white gown reclining on a bed; her head and one arm hang over the side, and an incubus (a male demon) sits on her stomach looking out at the viewer. (In mythology, male demons sat on women in order to have intercourse with them.) A horse’s head appears from between dark curtains draped in the background. In Frankenstein, Mary Shelley portrays Victor Frankenstein’s wife’s death similarly: “She was there, lifeless and inanimate, thrown across the bed, her head hanging down and her pale and distorted features half covered by her hair.” In the 1931 film version of Frankenstein, Elizabeth doesn’t die when the Creature attacks her, but director James Whale lingers on the image of her limp body on the bed before Frankenstein rushes into the room to revive her. Denlinger also notes that Lamb may have been influenced by William Blake, who she knew, and by Gothic literature by authors such as Ann Radcliffe and Matthew Lewis. Lewis visited Percy Bysshe and Mary Shelley in Geneva in the summer of 1816, the period during which Mary Shelley began writing Frankenstein. NYPL, Pforzheimer Collection

Ben depuis le temps que j’en parle de ce De Laudibus sanctae crucis, dont j’ai depuis 1000 ans un fac simile ( l’original est à la bibliothèque d’Amiens )… C’est Dibbets qui présente Raban Maur à la BN

J’écoute avec intêret l’émission sur les leurres. Hier atelier à reculons après la projection de film de Rémi avec Lucchini. Je croise C.A et quelques personnes mais je ne suis et n’étais que la femme de R. Que R. m’ait invitée m’a fait plaisir.

Fernando Jacopozzi

dit « le magicien de l’électricité », celui qui illumina la Tour Eiffel et fit passer Paris de Ville des Lumières à Ville Lumière est en charge d’éclairer l’ensemble du projet. Chaque soir, Paris serait plongée dans le noir et une ville factice, vide, brillerait de mille feux… Ce projet entièrement conçu et dessiné par l’état-major a vu ses premiers plans se réaliser au nord-est de Paris, la fausse gare de l’est a ainsi été construite. Mais la fin de la guerre a mis un terme à ce projet secret, d’une envergure démesurée.

J’ai regardé les commémorations. C’est assez drôle de s’imaginer la complexité d’une telle organisation. Le bolero de Ravel sous la pluie a dû être d’un ennui démesuré pour tous. Même à l’abri , c’était dur. Les talons des dames sont quelque chose et la Femen est gonflée de se lancer sur les Champs près de la voiture de Trump.En deux secondes elle est ramenée à la case départ évidemment.  Si j’ai bien compris il y a deux voitures blindées: Une avec Donald et une sans Donald. Quel bazar protocolaire.

Journée de Vendredi en AR à Monaco pour présenter mon travail et discuter avec les 12 étudiants pour le workshop. Bonne journée je dois dire. Me dis aussi qu’avoir un cours à Paris  sanctionné à la fin par des UC, c’est désagréable. Le Pavillon Basio est un endroit agréable, une petite école. Je trouve que c’est bien pour travailler. Au retour, ouf je trouve un vol une heure trente avant celui qui est prévu/ J’arrive aux artistes vers 9h où l’accordéon est là. On boit quelques verres avec le joueur d’échecs, sa majesté et R. Michèle de chez Michou nous chante Michèle de chez Michou entr’autres et on rit/

Tout doit être dini Vendredi car ce sera le transport pour Miami. Après, rideau. J’arrête de peindre un moment . Enfin je verrai. Si ça se trouve et je pense que ça se trouvera, je m’ennuierai et continuerai à aller à A; Mais il faut que je trouve d’autres pises même si les dernières peintures sint plutôt différentes ce qui m’interesse. Il faut préparer d’autres choses et aller en Suisse Vendredi prochain. On va au théâtre Jeudi et Samedi c’est la dernière boum à la Maison Rouge. Sniff

Berk/ Temps sinistre cent pour 100.