DAYS/ faire un truc par jour

"C’est comme si je me sentais plus léger en notant tout sincèrement ».S MaraÏ

Seance photo c’est marrant

Ce matin la photo ratée de moi sur mon tel

C’était plutôt drôle de faire des photos de mode pour Heu… . Au début je me suis retrouvée avec un grand sweet et grosses lettres GUCCI, puis un truc à carreaux que j’aimais pas, puis une grande chemise blanche devant et genre carré Hermes derrière. Le plus drôle c’était le pantalon et le plus plus mieux, les chaussettes pailletées . J’ai mis aussi des boucles d’oreilles et me suis retrouvée sur un set en miroir cassé avec un casque de BMX et des caisses en plastoc. Une échelle .

Les coiffeurs se coupent mutuellement les cheveux et je regarde ça du coin de l’oeil pendant qu’on me maquille. L’un passe une mèche derrière son oreille, puis devant. Ah! quels soucis que ces cheveux!!!. Ils replongent ensuite tristement dans leurs iPhone respectifs. La championne de BMX est sympa, je la filme à sa demande. Elle s’amuse, elle est contente. Elle est taillée comme une boxeuse. Elle sourit.

Vendredi soir, théâtre pour voir J: Trauma aux Metallos. Puis on a tous mangé et c’était drôle. On était une dizaine à table avec des pâtes. Samedi chez V.

Bon. travail, travail et notaire. passionnant tout ça. Samedi on a marché tout le matin et il faisait trop beau. J’ai acheté un nid et des machins en je ne sais quelle matière pour mettre dans le nid d’osier. J’aimerais bien qu’ils pondent ces oiseaux! J’y crois moyen. Les graines et tout ça sur les quais c’est un scandale. C’est beaucoup plus cher qu’au marché aux oiseaux. En passant j’ai vu le prix des chiens. C’est dingue comme c’est cher . Et les chats pareil.

Lis Simenon.

Hâte d’être à Florence

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Alexander Roslin défiguré

 

Dans un sens je comprends !!!!J’ai presque terminé le traquet Kurde, mais même si je trouve le sujet et les personnages que l’on rencontre , réjouissant, je me suis ennuyée. Je ne dis pas que le livre est ennuyeux. Mais j’ai commencé par sauter des mots puis des lignes, puis j’ai hâte de finir. J’ai un peu détérioré l’oeuvre de Roslin ( le fichier sous ce nom a été refusé par les instances supérieures). Hier la conférence à la Sorbonne a été annulée pour cause de neige. On dirait qu’il en est tombé 1 mètre.

BLOUB

COAT

Dans le petit couloir, j’ai frôlé la poche de mon manteau accroché. Le rouge, avec des carreaux.

Je l’ai regardée.  Un peu déformée  par les passages successifs de ma main, mon bonnet, un livre ou des choses bien trop grandes-même pliées- pour pouvoir y entrer malgré mon insistance. La manche tout contre.

Je passe 100 fois par jour dans ce couloir.

Je voulais attraper le parapluie et j’ai vu que ce soir là la poche n’était pas comme les autres jours. Je me suis arrêtée quelques secondes, je l’ai inspectée. J’ai constaté l’usure en haut et des petites billes de laine sur l’Ecossais qui révélaient un tissu de qualité plutôt moyenne. Un petit bout de plume blanche sue le col venait peut être d’un pigeon ou d’un oreiller.

Alors, comme ça, brutalement, j’ai eu envie d’écrire un très gros livre. Gros comme le dictionnaire des personnages. Gros avec des petits caractères. Comme si on avait choisi des lettres minuscules  pour que toute ma vie puisse entrer.

Gros avec une couverture souple, comme le Journal de Lagarce que je venais d’acheter. et qui comptait 555 pages avec les notes. Il y a sa photo sur la couverture. Il est bras nus et tape à la machine.

Journal 1977 1990

13 ans de la vie d’un type dont je ne sais presque rien. 555 pages.

Je me disais que c’était drôle ces choses là.  Tout à coup un objet, une chose, un truc devient une sorte de signal de départ.

Je pense à présent que tous les grands livres, les livres vraiment importants sont nés d’une poche de manteau. Pas n’importe quelle poche et pas n’importe quel manteau, évidemment

Poche plaquée oui

poche à soufflets oui

Poche de côté : Non

Manteau en velours à grosse cotes oui

duffle-coat oui

gros manteau trop lourd oui

habit sans forme et usé oui

veste oui

Manteau “habillé” non

manteau rouge à petits carreaux oui. Enfin oui jusqu’à un certain moment.

Un gros livre, je suis bien d’accord que ce n’est pas en soi un rêve très malin.

C’est même une idée sotte et orgueilleuse. Une idée pleine d’envie pour ceux qui  ont su “quoi raconter” et encore plus fort, ceux qui ont réussi à ne rien dévoiler tout en ayant l’air du contraire. En fait non, je me trompe,  ceux qui ont réussi à tout raconter en ayant l’air de ne rien dire.

Bref un gros livre. Oh oui.

Moi je n’avais aucun don pour aucun style; Aucune question interessante qui aurait pu faire de moi un interlocuteur “acceptable”; Pas d’idée sur Flaubert, avec ou sans perroquet, une petite idée à propos de cette merveille de Saint -julien…pas d’idée sur Cummings ou Ezra POund; pas assez de temps passé à “ça”. Et pourquoi les autres. Et pourquoi pas moi.

Un jour j’ai dit: la maison de verre d’Eisenstein, vous la connaissez?

Le mec, à vrai dire ce n’était pas un mec mais un ami, m’a regardée bizarrement. Un peu comme si j’étais à côté de la plaque, dirais-je. un air de compassion à peine marquée. Trop nulle. C’est ce que j’ai ressenti. Mais X. tout simplement ignorait cette histoire, oui … C’était vrai mon récit d’Eisenstein.. Il a fait une moue. Je ne savais pas que c’était celle du mec qui ne sait rien mais te remets en question, toi. bref…

Attention,  un gros livre bien, juste bien comme La solitude est un cercueil de verre  écrit trop gros à mon goût avec  aussi une couverture  moche, mais  où on est embarqué directement dans le brouillard de Venice, où le tramway du bord de mer fait un bruit dingue dans le brouillard de Venice. Puis une chambre à Venice avec une machine à écrire , puis sur la plage de Venice dans la villa rouillée d’une star oubliée…. Bradbury auteur de Science Fiction? Pfff.

J’aime cette photo récente de lui, en bermudas et chaussettes longues.Il sourit.

Une idée en entraînant parfois une autre , je me disais qu’il serait plus raisonnable de faire justement le compte de mes idées. Enfin, de préciser un peu ce que j’entendais faire. D’y aller avec humilité, et à la fois ambition. Oui oui, les deux vont ensemble. Comme vont ensemble modestie et prétention quelque fois. Quand une personne timide et réservée, modeste devient pour quelques heures le Maître du monde, c’est impressionnant comme Spencer Tracy qui se transforme en Docteur Jekyll.

Mais celui qui écrit c’est moi?

A ce moment précis où mon cerveau faisait le point, le gros livre perdit plus de la moitié de ses pages. C’est à dire qu’il n’était plus que le dictionnaire de quelques personnages et même, si on regarde les choses en face, d’un seul et pas forcément en entier. Par déduction, je compris que le rescapé c’était moi, et que c’était peut être cela écrire un livre.

Par lâcheté et pour m’arranger des événements, je me suis dit qu’un petit livre qui se glisserait sans forcer dans la poche du manteau à carreaux ne manquerait pas d’élégance et serait la situation idéale. Plat, discret, accessible. Oui.Il ne déformerait pas les poches. Je me trouvais bel et bien devant l’obligation morale d’écrire Bartleby. Enfin je veux dire, d’écrire un livre de la taille physique de Bartleby. Je veux dire la taille des pages, l’épaisseur du dos, etc….

Si on parlait comme au cinéma on dirait: Je prépare un 90 pages, comme un 90 mn. Tout aussi bête. Ecrire un 500000 mots. Ecrire un Huit majuscules est audacieux, Moi c’est un sans fin que je voudrais faire. Sans avoir le moins du monde la moindre idée.. I would prefer to.

De ROLIN à BOND 007/ NOTES

James Bond () est un ornithologue américain

Le ton du livre de Rolin me plait. Je n’en ai lu que quelques pages. Page 10:

Dans le cas qui nous occupe, le tiroir, long d’environ un mètre et d’une largeur un peu moindre, retiré d’une armoire qui en contient soixante-sept autres de même dimensions, renferme une boîte en carton, sans couvercle, dans laquelle sont alignés sur deux rangs quinze spécimens d’Oenanthe xanthoprymna-un oiseau qui vivant pèse de 20 à 25 grammes, et beaucoup moins tel que nous le voyons-, tous dans un état satisfaisant de conservation, à l’exception d’un seul dont la queue se détache, toc, au moment où nous le saisissons délicatement entre le pouce et l’index ( une anomalie que nous rapportons aussitôt – « loose tail »-, sur le formulaire prévu à cet effet)

Puis j’en arrive à James Bond et à Taryn Simon.

La taxinomie des 331 oiseaux de Taryn Simon serait le reflet précis d’une nouvelle nature, telle qu’on pourrait la trouver dans une réalité alternative. L’artiste a collectionné les dépouilles anatomiques d’oiseaux ; la correspondance, les prix et récompenses reçus ainsi que les effets personnels de James Bond l’ornithologue, pour les exposer dans des vitrines, accompagnés d’oeuvres photographiques. Ces artefacts nous présentent les vestiges de la vie du véritable James Bond et de son existence, en parallèle de celle de l’espion fictif qui s’appropria son nom.TS identifie, photographie et classifie tous les oiseaux qui apparaissent dans les vingt-quatre films de la série d’espionnage. La présence d’un grand nombre de ces oiseaux, virtuellement indétectable, n’était pas planifiée, opérant comme un bruit de fond sur les plateaux et décors où ils évoluaient. Pour découvrir ces moments dûs au hasard, Taryn Simon s’est aventurée au coeur de chaque scène. Le résultat nous propose une classification qui n’est pas sans ressembler à celle du Birds of the West Indies original.

Puis je me promène dans les noms d’oiseaux et repense au codicille  de Gama Machado dans Les excentriques de Champfleury.

Ouvrage en vente à Drouot ( Théorie des ressemblances )  Curieux ouvrage établissant des analogies entre les formes animales et la psychologie humaine. Rousseurs. Dos frotté avec manques. Membre de la maison royale du Portugal, Joseph Joachim Da Gama Machado (1775-1861) appartint à un grand nombre de Sociétés savantes. Féru d’histoire naturelle il vivait entouré d’oiseaux dont il collectionnait les spécimens les plus rares. Dans la lignée de Lavater, de Gall et des physiognomonistes, il croyait que la configuration physique de l’organe était révélatrice de dispositions personnelles.

En matière d’oiseaux je me souviens peut-être d’un livre de… Ah , il s’est fait tuer par les nazis, hey Bruno Shultz, yesssse. Dans quoi? Les boutiques de cannelle ?

Lorsque mon père étudiait de gros manuels d’ornithologie et feuilletait des planches coloriées, il semblait que ces fantasmes emplumés s’envolaient entre les pages pour venir peupler la pièce de leur battement d’ailes bigarré, flocons de pourpre, lambeaux de saphir, de cuivre et d’argent. Pendant qu’il les nourrissait, ils formaient sur le sol une plate-bande ondulante, un tapis vivant qui, quand quelqu’un entrait par mégarde, se disloquait, s’éparpillait en fleurs mouvantes et voletantes pour finalement s’installer dans les hauteurs de la chambreIl me semble aussi que chez Bradbury ( la vie est un cercueil de verre????? ) il est question d’oiseaux? Je ne sais plus. Ce serait drôle une anthologie de textes ou apparaissent 

Dendrocygne à ventre noir

Sarcelle à ailes bleues

Canard chipeau

Fuligule à dos blanc

Fuligule à tête rouge

Érismature routoutou

Puffin fuligineux

Océanite de Wilson

Phaéton à bec rouge

Frégate superbe

Cormoran à aigrettes

Aigrette neigeuse

Bihoreau violacé

Urubu noir

Urubu à tête rouge

Balbuzard pêcheur

Naucler à queue fourchue

Marouette à sourcils blancs

Râle tacheté

Avocette d’Amérique

Pluvier neigeux

Tournepierre à collier

Bécassine de Wilson

Chevalier semipalmé

Chevalier solitaire

Mouette de Bonaparte

Sterne royale

Bec-en-ciseaux noir

Tourterelle triste

Faucon pèlerin

Tyran grosse-tête

Viréo aux yeux blancs

Viréo à moustaches

Hirondelle à ailes hérissées

Merle aux yeux blancs

Paruline à joues grises

Sucrier à ventre jaune

Bruant à joues marron

Ictérie polyglotte

Moineau domestique

Capucin damier / Muskatbronzemännchen/  Scaly-breasted Munia/Lonchura punctulata punctulata/ 斑文鸟

FLAG / CARTIER 1

Oenanthe xanthoprymna

 

Dans l’avion, mon voisin était déjà installé  et avait gardé son manteau à chevrons et son bonnet orange fluo. Il en a déroulé le bord pour se cacher les yeux et dormir.

Dans l’avion, j’adopte toujours une position foetale et il faut dire qu’avec un billet normal on est encastré. Je ne suis ni énorme ni grande, mais il y en a qui doivent souffrir. Bientôt il y aura à la place du machin pour calibrer les valises, une espèce de coque humaine. Une forme approximative du genre de celles laissée par un corps assassiné et délimité par la police à la craie blanche… Si on est pas dans les « canons », hop la soute.

Dans l’avion mon voisin près du hublot avec son manteau à chevrons marrons, a relevé son bonnet et attrapé le livre devant lui. J’ai vu que l’éditeur était le défunt POL ( mourir dans un accident de voiture est quand même la chose la plus stupide répertoriée ) . J’ai lorgné discrètement mais je ne voyais pas la couverture. En faisant un petit effort j’ai lu en haut des pages: Le traquet kurde. Mais je ne savais pas ce qu’était un traquet et donc qu’une certaine forme d’ornithologie me poursuive ( Malouf voir jours précédents) n’a pu me venir à l’esprit. Je n’ai pas vu qui était l’auteur. J’ai noté ça sur mon iPhone et puis j’ai continué à lire ( je n’ai pas encore tué Kennedy et j’ai du monde aux trousses, notamment ceux qui m’ont payée pour dégommer Castro. J’ai pris l’argent et j’ai disparu… ) ou à somnoler pliée en quatre comme je l’ai dit.

C’était hyper rapide ce voyage à Berlin. C’est bizarre. RER, taxi , Check point Charlie, Galerie. Puis quelques heures plus tard, la même chose dans l’autre sens. Sauf que le RER du retour a mis des années. ( Un garçon m’a demandé si j’étais la figure  » de cire  » de la maison rouge et on a commencé à parler. Il revenait de Suède chaque semaine et construisait des plates formes pétrolières. Il ressemblait à Thomas, même genre d’homme, beau, ouvert et drôle et doux. )

La galerie est magnifique. Et c’était très agréable de déjeuner avec l’équipe. Ensuite j’ai tourné, j’ai viré, j’ai pris des notes. Me suis dit que c’était grand, très grand, que j’allais mettre ça et ça. Puis ne mettre ni ça , ni ça… Bref c’était très  » energizing « . Ca m’a plutôt enthousiasmée qu’angoissée et maintenant je me demande si ce n’est pas le contraire.

Pour en revenir au traquet kurde, je sais maintenant de quoi il s’agit. Dans l’avion j’avais réussi à lire un peu la quatrième de couverture.  Mon voisin aux yeux cachés à nouveau, avait posé le livre blanc sur le tissu à chevrons beiges de son grand manteau long.

Au printemps 2015, un ornithologue amateur observe au sommet du puy de Dôme un petit oiseau, le traquet kurde, jamais vu en France auparavant, et dont nul ne sait comment il est arrivé jusque-là. Sur la piste du traquet kurde, le narrateur de ce récit, quant à lui, croisera les ombres de T. E. Lawrence, St. John Philby (le père du célèbre espion), Wilfred Thesiger, celle aussi d’un invraisemblable escroc, mystificateur et mythomane, le colonel Meinertzhagen, et beaucoup d’autres grandes figures de l’histoire impériale britannique.

Je n’ai jamais lu Rolin. Ni beaucoup de littérature contemporaine d’ailleurs.

Mes oiseaux à moi étaient contents de me retrouver enfin c’est ce que je me dis.

Notes

Arthur Koestler

L’Étreinte du crapaud, dont l’enquête frissonnante retrace le tragique destin du biologiste autrichien Paul Kammerer, et Les Racines du hasard, une excursion scientifique dans l’univers de la parapsychologie.

Chapitre 1 

Le 23 septembre 1926 au début de l’après-midi un cantonnier trouva sur un sentier de montagne en Autriche un cadavre bien vêtu, en complet foncé, assis, le dos calé contre la paroi verticale d’un rocher, la main droite tenant encore le pistolet avec lequel l’homme s’était brûlé la cervelle. Une des poches du veston contenait une lettre adressée « à la personne qui trouvera mon corps » :

Le Dr Paul Kammerer demande qu’on ne le transporte pas chez lui, afin d’épargner à sa famille la peine de le voir. Le plus simple et le moins coûteux serait de l’utiliser dans le laboratoire de dissection d’un institut universitaire. Au fait, je préférerais rendre au moins ce petit service à la science. Peut-être mes dignes collègues universitaires trouveront-ils dans mon cerveau quelque trace des qualités qu’ils n’ont pas décelées de mon vivant dans les manifestations de mes activités mentales. Quoi qu’il arrive au cadavre — qu’il soit enterré, brûlé ou disséqué — son propriétaire n’appartenait à aucune confession religieuse et souhaite qu’on lui épargne une cérémonie qui, de toute façon, lui serait probablement refusée. Ce voeu ne traduit aucune hostilité à l’égard du prêtre en tant qu’individu ; comme tout le monde il est humain et c’est souvent un être bon et noble.

La lettre était signée Dr Paul Kammerer. Un post-scriptum demandait à sa femme de s’abstenir de porter des vêtements noirs ou autres signes de deuil.

« Lire une caverne »

Ici William vous dit par ses gestes que LN a presque arrêté de tousser.

Il dit « —A mon avis, ça y est »

Hier je devais récupérer mon téléphone à Barbes sur le quai. Je ne trouve pas mon navigo. Je ne trouve pas mon portefeuille. Je vais au métro B à pied et me dis qu’une âme charitable me laissera passer avec elle si je le demande gentiment. Ben Non. 4 personnes refusent mais je passe avec l’Anglaise qui est aussi con que son brexit/ Bref  ( je ris en écoutant Laurent Le Bon parler des nains de jardins ) Parmi les autres quatre, un sale con refuse ( moi je ne refuse jamais de laisser passer je déteste juste le mec qui te colle sans demander  ) puis cet imbécile ne réussit pas à passer. Premier portillon zéro, deuxième zéro. Il ne passe pas. Hahaha!!! ricane-je, haha . Je suis de l’autre côté et je ne le lâche plus. Alors t’es dans la merde vieux, tu passe pas… C’est bête . Et son copain qui l’attend de l’autre côté. Oh c’est bête hein? Imbécile que tu es. Quand ça ne m’a plus amusée, j’ai laissé tomber et vu mes anglais qui cherchaient leur chemin. Je leur ai dit Fuck do yo need help. Trop contente de ma petite méchanceté. Je les aurais tapé tous ces gens avec leur petit ticket. En plus j’avais mon beau manteau neuf et je ne faisais pas clodo. Bon. En fait le porte feuille était dans ma poche. Sur le retour à pieds à la maison, j’appelle MT pour annuler . Je ne me sens pas de parler, je suis fatiguée, je tousse un peu moins, mais il y a le problème du chat . Je ne peux pas risquer l’asthme.

Un bout de pizza que F. a amenée hier  et au lit. Yes le Mystère Von Bulow avec Jeremy Irons. Je perds le film en route et ne le retrouve plus. Ha non. Comment ça finit. ?

Ce matin on devait aller voir l’expo Karlsfeld.. J’annule. Me suis rendormie après avoir été réveillée cette nuit par d’horribles cris de fille sur le boulevard. Une horreur. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais l’angoisse. Crier comme ça, c’est une torture de l’entendre. Dans mon demi sommeil je me disais qu’il faudrait descendre pour voir. Me suis rendormie et Gabin plus son collègue m’ont montré leur carte de police et m’ont embarquée. Gabin, je lui ai dit que j’étais la femme de R et que bon, j’avais rien fait. Je me suis répété le rêve parce qu’il était bien et surtout pour m’en souvenir, puis les beuglements, les au secours, un «  ta gueule «  masculin, on repris le dessus et Basta. J’ai allumé ( c’est drôle allumé ) la radio et c’était un truc intéressant sur les Pauliciens :

« Dans ce contexte d’évangélisation et de luttes politiques apparaissent diverses hérésies, souvent « montées » de Syrie. L’une d’entre elle est celle des Pauliciens ( Cf. un culte particulier à St .Paul ?) entre la fin du VIe et le IXe siècle avec l’apogée d’un petit Etat théocratique situé dans la Haute Mésopotamie, mais dont la descendance est attestée dans les siècles suivants. Ils sont iconoclastes, accusés d’être dualistes ou plutôt « manichéens », et condamnés par l’Eglise arménienne, les empereurs byzantins – sauf par les empereurs iconoclastes – et trouvent souvent l’appui du califat arabe. Déportés en Thrace pour défendre l’empire contre les Barbares, ils donnent naissance au bogomolisme en Bulgarie et auraient inspiré dans l’espace et le temps, les Vaudois et les Cathares. « 

Café et jus d’orange au café. Le joueur d’échecs est là. Il regarde Federer à Melbourne. Wah il a gagné. Je papote avec la dame du théâtre, BB passe et on se taquine, le joueur d’échecs me parle de Leopardi et du livre sur le conte d’hiver de Shubert. En sortant je salue Julien et le réalisateur, sais plus son nom demande le conte d’hiver aussi . Nom d’une pipe. Peduzzi et son manteau marron passent ( oui ils sont deux. Lui et le manteau ) le nez au vent. Dusapin n’est pas à la librairie ce matin. Mes lunettes n’ont plus de branches et j’en ai fabriqué avec du scotch.

C’est quand même passionnant ces histoires d’Iconoclastes. Il faut que je regarde mieux. Je pense bien sûr à Raban Maur.

Je ne tousse pas, à peine,  aujourd’hui c’est trop bien. TROP bien. Les oiseaux n’ont plus d’eau dans leur petite boite. Mais ils sont dingues de passer leur vie à se baigner.

Ho ils parlent de Leroy Gourhan. Hé je l’ai eu comme prof à l’école du Louvre. Avec Desroches Noblecourt. Elle je l’aimais pas. Je le savais bien que je n’y resterais pas dans cette école. Mais quand même je me revois le Dimanche chez mes parents à travailler mes notes sur la préhistoire. Ca m’emmerdait. Oh il parle. ( moi je l’ai connu en 1977 sans doute peu avant sa mort )Bison cheval/ Etroitures/ Cerfs/ Bouquetins. Lire une caverne

Je ne fais pas grand chose ( les peintures pour NY et Arco sont parties c’est fait hop )- et il y en a 2 autres en route. Les sous titrages Nicole, c’est bon de mon côté, j’ai commencé « Le Chevalier «  sous titrage/ J’ai fini le grand ( immense Dura trans de plus de 2 X 3 ) mais je le fais mieux dirait-on. Fait les sujets des BA pour le semestre. Lu . Mais ne suis quasiment pas sortie ( Le RV avec la galerie, et aller à la galerie porter les peintures à photographier .) Rien du tout le soir. ET dormir un peu dans la journée.

Leonard de Vinci et les sombres rochers/ Je plie mes reins en arc…

Tiré par mon ardent désir, impatient de voir des formes variées et singulières qu’élabore l’artificieuse nature, je m’enfonce parfois parmi les sombres rochers ; je parviens au seuil d’une grande caverne devant laquelle je reste un moment – sans savoir pourquoi – frappé de stupeur : je plie mes reins en arc, appuie ma main sur le genou et, de la droite, j’abrite mes yeux, en baissant et en serrant les paupières et je me penche d’un côté et d’autre pour voir si je peux discerner quelque chose, mais la grande obscurité qui y règne m’en empêche. Au bout d’un moment deux sentiments m’envahissent : peur et désir, peur de la grotte obscure et menaçante, désir de voir si elle n’enferme pas quelques merveilles extraordinaires.       Léonard de Vinci, Codex Arundel, 155 r°1.

Contents:Notebook of Leonardo da Vinci (‘The Codex Arundel’). A collection of papers written in Italian by Leonardo da Vinci (b. 1452, d. 1519), in his characteristic left-handed mirror-writing (reading from right to left), including diagrams, drawings and brief texts, covering a broad range of topics in science and art, as well as personal notes. The core of the notebook is a collection of materials that Leonardo describes as ‘a collection without order, drawn from many papers, which I have copied here, hoping to arrange them later each in its place according to the subjects of which they treat’ (f. 1r), a collection he began in the house of Piero di Braccio Martelli in Florence, in 1508. To this notebook has subsequently been added a number of other loose papers containing writing and diagrams produced by Leonardo throughout his career. Decoration: Numerous diagrams.

Fernand Windels

Héhé, je vaincrai la toux qui me terrasse

BE AWARE OF THE AVANT GUARD DOG

Quand on est malade on peut regarder la télé et s’esclaffer si pour une fois on va sur TF1 en regardant une série policière médiocre. » Les innocents  » Nul ! Nul. Tragique. La fille se fait tirer dessus et le bras est atteint. Un flic arrive avec le matos, une valise lourde et au travers d’une déchirure lui place un bout de kleenex sur la blessure. Ah yen a des splendeurs. C’est moins bien que dans mon rêve. Je passais mon diplôme des BA et il se composait de plusieurs parties dont une en rase campagne. Des champs de Picardie. Une voiture genre DS noire ( la pantoufle comme disait Mitterrand ) à toute vitesse déboule d’un chemin prend son envol et fait successivement 8 tonneaux horizontaux, si on peut dire; Sublime. Deux autres voitures noires genre Gestapo suivent , juste pour le décor. Le reste me souviens pas. Mais comment est on si nul à réaliser ce genre de séries.

Bref. La toux ayant repris, je « tourne «  ( on « tournait «  les chaines à la maison ), apparait Cyril hanouna et je veux bien rester aux portes de l’enfer pour voir chanter un enfant sous l’oeil ému et trempé des parents. Misère. Il est un petit produit déguisé, aux gestes de la télé ( je suppose des émissions et concours de chant à la con ). Out. Là un truc sur la télé des années 80. Je reste. Mais comme elles étaient moches ces images et vieillottes! C’est fou ça. C’était hier. La grande gueule de Georges Marchais et les horribles lunettes de Monrousi, Valerie Lemercier hideuse : J’en souris, comme aux couleurs criardes, à Davina et je ne sais plus qui,  à la fille de Giscard et son émission de cuisine ou plutôt de potiche de bonne famille. Je revois avec plaisir le jour des élections. Pendant que tout cela s’agite, on est dans la cuisine de FM et j’ai plaisir à m’en souvenir. Mon père que j’ai laissé à A; avec ma mère,  fait la gueule devant la télé. Je soupçonne ma mère d’être contente.

Pas toussé ce matin . C’est un complot. Donc hier jusqu’à deux heures pliée en deux de toux et pas de rire.

Mes mouchoirs en papier ne sont pas encore accrochés aux branches des arbres comme dans le jardin du sanatorium . Il faudrait que je retrouve l’extrait. Bon? Aujourdhui il faut que je sois un peu plus, comment dire, reacticve

En mille neuf cent soixante-sept, au pavillon Hermann de la Baumgartnerhöhe, une des infatigables religieuses qui y faisaient office d’infirmières a posé sur mon lit ma Perturbation,qui venait de paraître, et que j’avais écrite un an plus tôt à Bruxelles, 60 rue de la Croix, mais je n’ai pas eu le force de prendre le livre dans mes mains, parce que je venais, quelques minutes auparavant, de me réveiller d’une anesthésie générale de plusieurs heures, où m’avaient plongé ces mêmes médecins qui m’avaient incisé le cou pour pouvoir m’extraire du thorax une tumeur grosse comme le poing. Je me rappelle, c’était pendant la Guerre des Six Jours, et, à la suite du traitement intensif à la cortisone auquel on m’avait soumis, ma face de lune se développait comme les médecins le souhaitaient ; pendant la visite, ils commentaient cette face de lune dans leur style facétieux qui me forçait à rire, moi qui, à leur propre dire, n’avait plus que quelques semaines, au mieux quelques mois à vivre. Au pavillon Hermann, il n’y avait au rez-dechaussée que sept chambres et, dans ces chambres, treize ou quatorze patients qui n’avaient rien d’autre à attendre que la mort. Dans leur robe de chambre de l’établissement, ils traînaient d’un pas mal assuré dans le couloir, et, un beau jour, ils disparaissaient pour toujours. Une fois par semaine, le célèbre professeur Salzer, l’as de la chirurgie des poumons, faisait irruption au pavillon Hermann, toujours en gants blancs et avec une allure qui inspirait terriblement le respect, et cet homme très grand et très élégant était escorté presque en silence jusqu’à la salle d’opération par un essaim affairé de soeurs infirmières. Ce fameux professeur Salzer, par qui les patients de première classe se faisaient opérer, parce qu’ils misaient sur sa célébrité (moi-même je m’étais fait opérer par le médecin chef de service, un fils de paysan trapu, originaire du Waldviertel) était un oncle de mon ami Paul, également neveu du philosophe dont tout le monde savant et, plus encore, le monde faussement savant, connaît maintenant le Tractatus logico-philosophicus, et, juste pendant que je séjournais au pavillon Hermann, mon ami Paul séjournait, à quelque deux cents mètres de là, au pavillon Ludwig, qui, il est vrai, ne faisait pas, comme le pavillon Hermann, partie du service de pneumophtisiologie, et donc de ce qu’on appelle la Baumgartnerhöhe, mais de l’hôpital psychiatrique de Steinhof.

« …les disparus nous rattrapent » NS 2006

Dans la boite il y avait la lettre annoncée par V. « Et j’ai quitté l’école ». J’ai pensé que c’était dommage. Un étudiant intéressant qui part. Il y a un texte, une petite carte avec une adresse en province et une petite photo mystérieuse en noir et blanc Puis, VL ayant annulé pour cause de grippe notre rendez-vous de travail, je suis allée à celui prévu avec une autre étudiante que je devais voir Mardi. On a bu un café, un thé. On a discuté. Je la revois il ya déjà 4 ans, a 17 ans. Là elle me fait rire en disant:

— Quand je suis arrivée aux BA, oh lala les garçons avaient de la barbe et ils étaient grands. C’était des hommes, et les filles des femmes !!! »

Les PG sont vraiment differents dans la journée. Il y a le lycée, des personnes plus âgées. C’est calme et agréable pour y lire ou travailler.

J’ai un peu de peine ( n’exagérons rien ) en voyant la boutique de chaussures souvent vide, transformée en Coiffeur homme/ barbier. Barbier désert dirais-je. Le garçon qui fait le pied de grue est absorbé par son téléphone. Je n’ai vu qu’une seule fois un client dans cet endroit cosy et comme il faut, tendance.

Je tousse encore mais moins dirait on grâce à ces pilules rouges magiques. J’ai au moins dormi presque d’une traite.

 

Polar avec un tueur à gages,  allongée. Je tire à 100m en visant le nez d’un nazi et empoche le pognon. Là je vais à Cuba voir si je peux en faire autant sur Castro et son frère.  Opera. Oiseaux

 

En passant et en fermant l’ordi:

Je trouve que c’est délicieux d’avoir un frisson parce qu’on voit qu’il manque un accent sur un a et que le sens n’est plus le même par l’absence de ce petit trait; Et je ris sans méchanceté quand un type visiblement et il le dit, elevé dans une cité, avec l’accent que ça implique dit toutes les deux phrases: Paradigme et porosité !!!!! Non pas qu’on aie pas le droit mais c’est tellement appliqué ( ce que j’ai entendu sur FC) Le plus marrant damned c’est Cécile Guilbert tellement elle est pas marrante. ( en vrai c’est pire, une suffisance nom d’un renard argenté ). Je dirais qu’elle est une sorte de paradigme de l’intelligence chiante!!!!! Ben Matthieu Galey était plus méchant que ça. !!!

 

TONTHETATILOTETATOUX

 

Si seulement il n’y avait pas cette toux terrible qui m’arrache la gorge ce ne serait pas si désagrèable de flotter, de m’endormir, de regarder longueument les oiseaux. Je me refuse au lit, et me plie en deux sur le canapé. Passionnant. Un thé. Sortir et respirer. Res-pi-rer. Aucun courage. Je lis les livres donnés par un étudiant de 5eme année. C’est bien. Même très bien. Chaud puis froid. Pas de Beaux-arts. C’était trop me demander. Attendons que le sac de médicaments fasse effet. Demain RV à l’atelier.

Toux de pire en pir et je m’aperçois que le pharmacien a oublié le médicament qui me permettrait d’être un peu tranquille. C’est vraiment épuisant. Arg. Travail sans conviction en attendant la galerie de Berlin. Puis je traine, n’ai le courage de rien et rentre. Hier Lanzmann, n’ai regardé que le premier ( Le serment d’Hippocrate ) . Avant le 14 si je veux partir j’ai un paquet de trucs à faire.

Demain France-Culture, Anouk des BA car j’étais absente. Couper le tissu pour l’envoyer à C afin qu’elle me couse un tapis. Texte pour Guernica. Dura trans géant. Envoyer taille pour Berlin. Transports à régler. Fichiers pour Caen. Courses pour MAX le 1. Berlin le 2. Courier pour le workshop

Bouh……;

 

Dans la cuisine il y a France Cul, et ici , France Musique. Le nain de Zemlinsky. Zemlinsky c’est guy qui me l’avait fait découvrir à Rome en m’emmenant via della conciliazione pour un concert. Plus tard j’ai écouté « le Nain », mais je ne m’en souviens plus. En toussant je passe d’un côté à l’autre. Pose les « chroniques souabes «  de l’étudiant, repars manger une bricole. Je suis fatiguée et espère qu’avec ces deux nouveaux médicaments, je vais bien dormir. Le matin je découvre toujours un champ de mine. Les télécommandes par terre, un livre qui avolé aussi et des pulls, des kleenex, une chaussure , les lunettes sous l’oreiller lui même au bord du gouffre d’un côté ou de l’autre. Je ne me rends pas compte moi qui dormais autrefois comme un marbre, je ne me rends pas compte de ce bazar nocturne. Point. Chaud; Puis froid. demain est un autre jour.

OVIDE ET BICHE DIMANCHE MATIN

«  Ma brochette de caprice. « 

Fin des sous-titrages en Anglais du film sur Nicole Stephane. Youpi. Camille Morin assure!!! Là c’est ce qui précède Mourir à Madrid.

Raphaël Enthoven , ce n’était pas désagréable de l’écouter. Mais, là, fuyant les Papous et trouvant un truc sur Arte ( Diogène et le cynisme) je le vois parler et là c’est autre chose. Car il se pense très beau je crois. Oui, ben oui il n’est pas raté mais quand même. J’aime bien à côté de lui, Jean-François Balaudé comme un professeur qui n’a pas l’aisance d’un homme de télé mais que l’on a envie d’écouter. Bon il n’est pas Rock ’n roll mais il ne fait pas le malin avec des tours de poignets pour appuyer ses dires.

Sans rapport avec ce qui précède:Dans le domaine du con, Bartabas brille. Mon Dieu quelle prétention modeste. Quelle humilité. Il est vraiment un peu primaire et ses philosopheries font sourire. Pour lui ,remarque la vie est simple: Un salaud ne peut pas être un grand artiste. Bon. Il y a les méchants, les profiteurs, mais aussi les vrais artistes , les purs. Misère et peau de banane. Qu’il s’occupe de ses chevaux et qu’il la ferme. Ce serait mieux que ces leçons de vie.

Je reçois le mail d’un étudiant qui sera absent Mardi:

 Veuillez m’excuser ma brochette de caprice. 

J’adore.

 

Putain je tousse comme un chacal

Je ne le crois pas !

J’écoute Lanzmann parler du Lièvre de Patagonie ( voir image précédente… ) Et tout comme R. Grand insomniaque il dit que cette nuit il a dit Boz endormi. Je n’en reviens pas de ces coïncidences

« Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue. »

Hier travail sur les sous-titrages pour Nicole Stéphane et je replonge avec délices dans ces moments passés chez elle. Je ris encore à des choses que je connais par coeur. ( Mais non ! on ne se comprend pas du tout !!!/ Barquement….). Je lutte contre la grippe ( il est vrai que les consignes données par France-culture-mouche ton nez dis bonjour à la dame-,je ne les respecte pas. Passage au labo, ou j’examine chaque fois de photos de Bernard Faucon, tirées sur un papier très brillant irrisé. C’est très beau et j’adore les photos de ce mec des années 80, totalement passé à la trappe ( signes de pédophilie, enfants et jeunes garçons nus ) . Quel dommage que tout cela soit parti en Orient ( les photos, les mannequins, tout.)J’ai appris aussi qu’il ne photographiait plus du tout. Il filme. Ces photos sont innombrables et j’aimerais les voir vraiment en France dans une expo.

Hier soir 3 billboards dans des fauteuils de la Place Clichy. Plaisir d’être embarquée dans une histoire complexe . Pourquoi en France on fait des films qui ressemblent à des films Français. La bande Annonce des tuches est à pleurer pendant des semaines tellement c’est bête, et démagogique.

Puis un verre au PG. Crevée

« Quels bons brasquelle belle heure me rendront cette région d’où viennent mes sommeils et mes moindres mouvements ? »

Un Civet de lièvre

En tentant de relier des fichiers FCP ( mon vieil FCP 7 que j’aime et pas les nouvelles versions )et en y réussissant d’ailleurs j’écoutais Bartabas. Je me disais que certes il s’y connaissait en chevaux mais que sa pensée était un peu basique ( la sincérité, l’argent, que des poncifs/ Ce qui est bon et juste, ceux qui sont méchants, ceux qui sont mauvais… ) Qu’il dresse ses bestioles mais qu’il se taise. Alors France Culture ne sauve pas tout. C’est vrai quoi il est un peu reac. Puis il donne des leçons genre je vois quand quelque chose n’est pas sincère, moi je suis pur. Bouh que c’est pénible. De toutes façons je n’aime pas ses spectacles et leur esthétique. Les gens adorent. Pas moi. Bon.

Peinture encore et on devait aller au ciné mais C. a annulé. Moi j’avais à faire et puis je n’ai pas un rond j’ai oublié mon portefeuille à A.

Je replonge avec délices dans le bouquin «La bibliothèque de mon père de Mehring. Il y a la dedans plein de références de bouquins que je ne connais carrément pas comme Geiler de Kaysersberg (Jean)

Le Civet de lièvre, traités choisis par Francis Rapp et traduits par Christiane Koch, préface de Joseph Doré et l’Emeis:

C’est ainsi qu’au début du Carême 1504, il prononce une série de sermons construits autour du thème des fourmis (Emeis).

« Des lys sur leur sommet »

 

Souvent je me couche de bonne heure. Dans la journée, je m’arrête un instant, suis pensive et me dis joyeusement : Ce soir , Rien. Rien à faire , personne à voir, champs libre, liberté. J’irai au ciné, j’irai à la bibliothèque de Beaubourg, je marcherai dans la nuit, j’irai boire un verre là. Puis rentrant de l’atelier après avoir glissé en descente les escalators de la gare SAint LAzare, regardé de loin le gens farfouiller dans les boutiques, ou repéré là dans la vitrine une main qui avec un chinois rempli des assiettes,  j’atterris à la maison. Parfois je fais une escale au bistrot. Parfois pas. Je dis bonjour aux oiseaux. Allume FC dans la cuisine. Me pose derrière l’ordi, sors un bouquin. Me fais un repas, des machins, je picore ou mange ou m’applique spécialement si je fais des pâtes.

Puis suprême délice surtout si je suis crevée, c’est de m’allonger avec une compote de pommes home made et un fjord industry laitière made, et d’allumer la télé. La télé je ne la regarde pas. C’est trop dégoutant. Bête. Vulgaire. Trop con. Ca rigole, on se marre. Yé on se marre. Déprimant. Nan je vais direct aux chaines de cinéma. C’est bien le replay. C’est top. Alors quoi de plus merveilleux que de passer un moment avec Richard Widmark,( avec son petit rire insoutenable et méchant, sa drôle de bouche ) Anthony Hopkins, Albert Finey, Peter Lore, Orson, et des filles bien sur, oui Lauren je suis là….. Quel régal. Quoi de plus merveilleux que de regarder encore et encore Barry Lindon, ou un Hitchcok ou un bon film d’espionnage, ou un truc plus récent . Million dollar Baby, Melancholia, et le top un Scorcese.

Je repense aux derniers jours de R.mais je ne savais pas qu’il allait mourir. Je lui avais demandé s’il voulait des films qu’on regarderait ensemble. Et quel films. Il m’avait répondu:

—Un petit film de gangsters

Je suis toujours très émue lorsque je me répète cette réponse, celle d’un enfant presque: Un petit film de gangsters. Hier j’écoutais le vieux Lanzmann sur FC. C’était émouvant sa voix de vieux monsieur de 92 ans. Il disait que le nuit il se récitait des poèmes. R. faisait ça et dans son lit récitait Boz endormi, qu’il adorait.

La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.

Ca me rend triste ces évocations: Change de disque imbécile! me dit une voix. OK mais….

Alors oui donc j’écoutais Lanzmann . Et là je me suis arrêtée de peindre. Il parlait des son film 4 soeurs. Alors j’ai regardé quand était la projection à l’UNESCO. C’est Lundi à 20h en sa présence. Il suffit d’aller sur le site de l’U. pour réserver. Avis aux amateurs. Certain que ça ne va pas être une comédie des Chevaliers du fiel. Je les déteste ceux -là. Quels cons. Et dire que des salles entières se bidonnent . C’est déprimant. Dé-pri-mant C’est certain que Raymond Devos aujourd’hui ferait figure d’une sorte de Jankelevitch par rapport à ces monstres de bêtise populistes. Populeux, calamiteux.

Hier matin, les garçons n’ont pas pu monter la caisse avec le miroir qu’on doit revoir pour l’expo à NY. Putan cet atelier en étage. C’est beau mais pas commode.

Après j’ai filé. Trop contente après mon boulot d’aller à un défilé. Christophe avait arrangé le truc pour Walter Van Beirendonck. C’est parti . Vers la place Monge ( où j’étais allée la veille avec les étudiants au théâtre Mouffetard pour Vies de papier/ Théâtre documentaire )Devant l’adresse il y  du monde, un vieux avec un chien , déguisé en ce qu’il juge être la mode. Il dit qu’il est le Galliano du futur.Attends je mets le photo. Bouge pas… Pis non c’est moche le mec est en rouge, ça fait plutôt groupie du tour de France, avec une sorte de chapka et un chien qui n’a pas eu l’honneur d’être enrubanné.. On entre .

Ce doit être un parking. Très bel endroit. On est super bien placés. D1.

Bon. Je suis un peu déçue. Par rapport à ses autres défilés. Ici on est plutôt en évocation et déclinaison sex SM: Matières latex, gants de caoutchouc , cagoules qui cachent la bouche. Ou juste un orifice rond.J’adore les mannequins impassibles sous un voile résille. On dit des filles mais les garçons ne sont pas bien gros non plus. Bon. Bon. Ce qui est génial c’est que tout se passe en 15 ou 20 mn. Tout le boulot pour 15mn de show pas assez show pour moi. Ceci étant dit, je en jure que par Thom Browne et ses géniales mises en scène. Le défilé c’est Samedi à 13h30 mais où? J’aimerais trop y aller…En sortant on va boire un mauvais chocolat chaud au rade du coin qui n’a jamais du abriter des créatures de défilé. Il y a à la table à côté un garçon qui est sympathique avec son bonnet il a la panoplie intégrale du dernier défilé avec manches terminées par des gants:

Et la totale. grigris, chaussures etc, bonnet. J’avoue qu’en défilé c’est marrant mais en réel c’est un peu ridicule .

Le grand théâtre d’Oklahoma

C’était très plaisant cet après-midi de travail pour le décor. J’appréhendais un peu car j’étais en retard. Ai travaillé hier et tôt ce matin…. Des roto-reliefs, des films sur Coney Island la nuit, des drapeaux, des grosses têtes de carnaval. Préparer du thé, acheter des gâteaux. Planqué les oiseaux dans la chambre car il ne sont pas habitués au monde et au bruit. Ils sont les rois de l’appartement, bien tranquilles. Je n’arrête pas de faire des listes de ce que j’ai à faire. On n’a pas mangé la galette des rois qu’a apportée JF. Il dit qu’il travaille prochainement avec des enfants transexuels. On ne parlait strictement pas de ça il y a quelques années. Il fait aussi des ateliers dans les hôpitaux pour enfants à maladie dégénérative ( on dit ça? ). J’avais réservé ma place pour aller voir Lulu, et retrouver F. et A. Pfff. j’ai oublié quelle imbécile. Passe moi le sel.

Je voulais aller faire un tour, vu le soleil et puis me voici encore ici. J’écoute France Gall, ben pourquoi pas. C’est assez vivifiant/ Il y avait un petit garçon ce matin chez un commerçant qui chantait et chantait. C’est rare d’entendre chanter. R. chantait tout le temps. Moi ça m’arrive, mais pas tous les jours. Pas souvent en fait. L’autre jour à notre bar secret de Saint Germain et d’après les cours, le Balto qui est vraiment sympa avec des habitués et pas des genre artistes en velours, eh bien on a chanté. Le 26 il y a une fanfare ont ils dit !!!! ( A la Palette ils sont tellement désagréables je n’y mettrai plus les pieds)

Au Pré au clercs, un monsieur bien mis et assez âgé a renvoyé son plat. Agacé.

—Je n’ai pas demandé ça.

— Mais monsieur….Mais heu…Oui Monsieur, je vais chercher X qui à l’habitude de vous servir.

Ci-fait. Le monsieur:

—J’ai demandé une tranche de boeuf avec de la sauce blanche dessus. Pas un tartare. Le garçon fronce les sourcils.

— Une tranche fine de boeuf???Ah.??

On lui ramène la carte . Victoire ils ont trouvé de quoi il s’agit: Une assiette de saumon fumé avec un petit pot de crème. Ouf. Je regarde ça du coin de l’oeil. Echange de regards. Puis le monsieur veut payer et sort sa carte. Il prétend que le code a 8 chiffres.

—Mais Monsieur non, il n’y a que 4 chiffres sauf erreur de ma part bien sûr.

—Il y a 8 chiffres.

—Oui Monsieur. Je vais demander à X qui a l’habitude de vous servir. Attention vous vous êtes trompé deux fois. Ca fait 23, 50/

Le Monsieur sort lentement son portefeuille et au bout d’un long moment pose deux pièces de 2 euros sur la table.

Le garçon revient:

—Heu, Monsieur…

Etape 2, un billet de 10 et pièces rangées….

Vieillir….

Hier Galerie de Berlin, et Paris. Hier soir, Toguna au Palais de T avec Philippe Morel, Yves le Fur qui avait fait il y a longtemps cette magnifique exposition: La mort n’en saura rien. C’était et c’est un beau titre/ C’était quoi????:Nanananan et elle aura tes yeux??  La mort viendra et elle aura tes yeux: Paveseet aussi Frederic Dassas.

Demain matin Décor +. Paillettes, pigments, blanc, nacre, cuivre, vernis.

J’espère que je pourrai aller à Florence mais ça me semble mal parti. Berlin le 2, en aller retour. Pas tellement le temps d’écrire quoi que ce soit. Mercredi RV pour parler de l’émission sur France Culture qui se fera en avril. Coup de fil d’Edit Scob qui me fait bien rire avec son histoire de médecin.

Voilà. Bon direction un verre de vin. Et je ne fais plus rien.

Est-ce une bonne idée que ce catalogue pour Caen. Sais pas.

Nicolas Gogol écoute ça/ Un singe en hiver

Moi en singe de la couverture d’un magasine

Alors que je sortais de la galerie où nous avions RV avec P.A, je me suis dit que j’allais marcher. Il n’y a que lorsque je bouge que mon dos me fiche la paix. Se lever d’une chaise est douloureux etc…. Bon. Marchons, marchons…. Et tous ces gens avec des paquets, des sacs. Drelin ! Les soldes me dis-je. Et me dis-je aussi, mais Noel c’était hier et ils se précipitent encore pour acheter des trucs?. Bon. C’est néanmoins délicieux de n’être pas dans le rythme des autres et de déambuler nez au vent. J’aperçois dans un magasin un manteau orange que j’avais repéré un jour, puis oublié. A peine vu , il est enfilé. Ho misère, je disparais dans le tissu . On dirait que je vais entrer sur la piste du festival du cirque de Monaco. Je me regarde. Je me fais rire. « Ca taille grand ? «  est la question stupide que je pose. A ce moment là une dame me dit : Il est beau… et je réponds Ah comment vas tu ? croyant reconnaitre je ne sais qui qui n’est pas je ne sais qui mais personne. Bon . Tanpis. On m’apporte le même en couleur rose dentier des années 50. Je ne m’offusque pas. Mais là, c’est le même manteau qui aurait été passé à la machine 60 degrés avec essorage à 1800 tours . Je peux retourner sur la piste du cirque de Monaco pour la deuxième partie de mon numéro.

PINK

Me voici bouclée à Vichy après avoir récupéré M. qui nageait dans une eau glauque . Pendant qu’elle rejoignait la rive, moi je parlais à son mari Jean Louis T. qui était dans ma poche bien à l’abri.

Puis l’expédition a commencé. Il fallait se faire à la situation, porter le brassard à croix gammée. Obligatoire. Il était grand comme un mouchoir. Je ne voulais pas le mettre. J’ai tenté de le retourner.Mais on m’a dit qu’on me tuerait et que  les temps allaient être difficiles. J’ai croisé Hitler  ( et non Pétain qui n’avait aucun rôle dans mon rêve ) habillé en jaune de chrome et très petit ( je pense qu’il était tel que les frères Chapman l’on représenté dans une installation ), il passait sur ma gauche. J’étais épouvantée non par Hitler à qui par la suite j’ai fait des grimaces . Je lui disais que sa svatiska n’était pas neuve, mais très belle. C’était bien là l’horreur: des costumes impeccables, des uniformes sur mesure, même pour le gros Goehring tout en blanc. J’avais peur de tortures. En fait j’étais dans la situation d’un juif persécuté sauf qu’on me harcelait pour être nazie. Je me disais que j’allais devenir squelettique.Bientôt la faim allait faire des ravages. Je ne sais plus.  Le salut était très compliqué et je ne voulais pas le faire Je me souviens être allée chez Anne ( je ne trouvais plus la maison et j’ai demandé à des hommes en terrasse. Près de la mer à nouveau, un joli passage avec des maisons et des enfants sont venus vers moi pour m’indiquer la porte. Anne était devenue une collabo dans une maison sublime avec un plafond incroyable. Le salon était une colline , et il y avait là la bourgeoisie de Vichy en costumes propres à l’époque. Moi je voulais avertir tout le monde du danger en montrant mon brassard. Personne ne s’y interessait. A table ( j’ai dû porter une robe longue qui était prête pour moi dans le couloir d’Amiens, j’étais assise à côté du Furher. ( C’est là où je l’ai fait rire avec mes grimaces ) Il y avait quantité de nourriture obtenue au marché noir. Je me souviens ‘un homme qui disait qu’il mangeait autant de poulets qu’il voulait….

Retour hier. La route seule en voiture; J’aime bien. En fait j’aime bien pouvoir m’isoler mais dans la maison ce n’est pas très facile l’hiver. En regardant la vitrine de chez J le libraire, un type me dit que je le dérange car je parle de Clérambault à mon frère. Je lui dis: Je vous dérange ?

Je suis prête à en découdre. Parfois ça me prend et c’est horrible. Je sais qu’il faut que je ma taise mais je continue. C’est nul, bête et injuste. Bref je lui dit que c’est un vieux con.Puis on rit puis je m’en fiche la barbe.

Je prends le Clérambault : « Oeuvres choisies « 

Fabriquer du marbre avec de la neige

 

Je suis dans une exposition et dois récupérer ma veste noire et mes chaussures posés près d’un cratère. Au fond du volcan des corps sanguinolents , vivants ou morts je ne sais pas.

Il sont vivants ils bougent . Ce sont des lambeaux de chair comme un Goya des Désastres la guerre. Je n’ose plus regarder ni m’approcher. J’ai peur de tomber. Et je dois récupérer mes chaussures. Un des morceaux a bougé. Ce sont des hommes. Chair et cuir noir. Une des créatures chevauche un squelette de géant  qui tourne le crâne vers moi. Je mets des lunettes de soleil. C’est une sorte de Sabbat masochiste ;sexuel et violent.

Dans une rue, un homme assez jeune ( genre Johnny Depp )mais beaucoup plus grand habillé en noir avec un chapeau haut de forme. Une sorte de dandy en velours frappé, moiré. Je ne me souviens pas bien. Si, je le vois:  il boit une sorte de fumée ( comme dans Jekyll et Hyde ) et  ce truc  est une drogue puissante. Il prend alors l’apparence des morceaux d’hommes du volcan ( Est ce parce qu’hier nous avons évoqué Malcom Lowry dont le livre m’a barbé mais le film de John Huston fasciné grâce à Albert Finey ) Bref c’est délirant, il s’approche de moi, je ne sais plus…. Je suis terrorisé car il est malade aussi, fou, hors de lui, les yeux il les pique avec je ne sais quoi. Bref je ne sais plus.

Ce matin je suis montée au Supeyres mais il y avait un vent de voleur un sinistre et la neige usée.

J’ai trouvé un article sur la communauté des Brigandes. .

Il me semble que j’en avais déjà parlé quand j’ai découvert leurs épouvantables vidéos et leurs propos.Visiblement elles sèment le trouble dans une petite ville où elles ont élu domicile avec hommes et enfants déscolarisés.

Retour à Paris demain Midi. Il fait vraiment mauvais et une semaine c’est bon.

SAPINS

 

Il y avait la neige. J’étais contente. Bloquée à la maison seule le soir. C’était bien. Le lendemain je suis allée diner chez P et E. En repartant la route était à nouveau blanche. J’ai roulé tout doucement, croisé deux chevreuils qui traversaient tranquillement. Autrefois j’avais un peu peur la nuit dans la maison. A présent plus du tout. J’écoute la radio. hier j’ai marché, contourné le château et ses nouvelles barrières, vu quatre personnes dans un champ blanc et je ne sais pas ce qu’elles faisaient ces personnes un peu courbées vers le sol blanc. Je mange un marron glacé par jour. Si je ne me cobtôle pas c’est la boite en une journée.

Je continue les images lumineuses, ai lu vite un livre qu’on m’a offert. Agréable et drôle amis je crois que je l’ai déjà oublié: Emma Reyes/ Lettres de mon enfance. Commencé unD’un Chateau l’autre mais je n’ai pas envie je crois de lire Céline ici, ou maintenant ou les deux. J’ai acheté en partant Les Disparus de Daniel Mendelsohn… Cohen c’est quand même super déprimant !!! ( france-culture )

Soupe et pas grand chose. Ca me suffit.

« Si c’est doit qui donne les cartes ; je me retire du jeu…. »

………

« Me voici, me voici je suis prêt mon Dieu…. »

 

« You want it darker »

C’est bien de lire tranquillement. D’être seul en sachant que E et P ne sont pas loin.

 

DIVERS

Heu

De retour de Monaco pour un colloque très sympa. Même si je ne suis pas trop «  discussions «  entre artistes,  {je n ‘ai jamais été passionnée par les conversations interminables, } que j’ai envie de déjeuner seule et le soir d’aller vite à l’hôtel . Mais tout était très bien organisé. Temps splendide. Cela ne m’empêche pas de littéralement haïr cette ville. Je m’y sens terriblement mal. Enfermée, sans repères. Je n’y comprends rien. C’est plein de bagnoles, on ne voit pas la mer, il y a des cameras partout. Berk.  Comme si une main immense me poussait dans le dos, vers la mer que l’on ne voit toujours pas. J’ai beaucoup aimé les taupes de Phillipe Quesne. Novotel 10 eme étage….Arrivée le lendemain à Paris à 23h . Bouh. Mais home sweet home. Pour ma présentation j’ai décidé au dernier moment de ne montrer que peu de choses et de raconter plutôt. Je ne sais d’ailleurs pas ce que j’ai dit. J’ai lu une liste, passé l’extrait ou Scob chante les mannequins, raconté la chemise à carreaux et le verre de lait, puis quoi? Sais pas.

Hier RV avec Max en prévision de l’installation du portail et aussi de la modification du Miroir qui part à NY.

Et aussi pour les accessoires d’Oklaoma.

J’ai oublié de rappeler France Culture pour l’émission Nicole. Ca fait beaucoup de travail jusqu’en septembre. En plus il faut que j’aille à Berlin et Barcelone. New York pas certain que j’aie le temps.

Hier c’était trop sympa l’apéritif chez G. que j’aime beaucoup; c’est un érudit, il parle un peu comme Darry Cowl ( c’était hier Darry Cowl  )! C’est à dire qu’il pense plus vite qu’il ne parle. J’ignorais son intérêt pour le fürher. C’est incroyable les petits fascicules nazis qu’il a. Ca mesure peut être 4 cm. Avec des photos et des petits textes à la fin. Dommage que ce soit au service d’horreurs. La catalogue de l’’exposition d’art dégénéré est là aussi. Bref. On est repartis accablés car l’appartement est juste une merveille de plusieurs centaines de mètres carrés près de l’Etoile. Je crois que je n’ai jamais vu si grand et si haut. Tout blanc. J’avais l’impression que chez moi ça se transformait en roulotte d’un seul coup.

Sais pas quoi faire.

Cinema avec Balth. Le crime de l’Orient express. Grosse production agréable et enneigée!

 

Retard

 

Oh Oh. Il me fait peur celui là!!!!

Pas le temps.

Alors quoi. Dimanche dernier reprise du tennis. Pas terrible mais pas catastrophique et Lundi premier cours, pas mal. Bon, je n’ai plus l’entrainement cardio, mais ça va. le prof dit que c’est pas mal du tout, bonne préparation etc. Bon eh bien je suis bien contente. Ca fait du bien de se redéclancher. Mardi beaux-arts. Chercher une salle car le bruit des travaux rend tout dialogue impossible. On tourne on vire pour chercher un refuge. Nous voilà pénards au grand amphi , mais vites boutés hors de l’espace par un groupe de Chinois adultes.

Recherches pour l’expo de Caen, aller retour à Rennes pour rencontrer au TNB toute l’équipe du spectacle. Avant ça m’angoisse toujours. J’avais dit non, j’ai dit oui. Bon.

Lecture d’un petit livre sur les Jeux Olympiques de Berlin en 36. Un peu mince ( quelques témoignages) et considérations sommaires sur Leni Riefenstahl. Puis le livre plaisant de Daniel Mendelsohn. Une Odyssée.

Quoi d’autre? ( j’entends dans mon oreille Serge Gainsbourg Et quoi d’autre )Diner avec D et D. Et hier cirque des Mirages au Bal Blomet, salle sympa que je ne connaissais pas dans le 15eme. Ce quartier me rappelle mes visites à Aane et ça me rend triste de ne plus dire d’imbécilités avec elle. Bref. .Nouvelles deJJ qui est sorti de l’hôpital. Je ne savais pas qu’il y était entré. Je dois partir diner chez P. Mais je sais que je traine, que j’ai la flemme et que je vais être en retard.

Deux grands tableaux nouveaux presque finis, je laisse reposer. Un troisième à poursuivre demain avant le tennis.

Mardi soir Vacances beaux-arts. Chic. Mais en même temps ils sont super cette année. on verra le travail aux UC.

J’aaaaaaaarriiiiiiiiiiive….

DE TOUS CÔTÉS ON N’ENTEND PLUS QUE ÇA

Vendredi soir, me fait piquer mon sac au bistrot. Rien compris. dedans uniquement l’appareil photo et mes clés d’atelier. Bon.

Samedi on décide de partir à la Madeleine à vélo. Temps magnifique ( aujourd’hui pluie battante ). Déjà beaucoup de monde, des gens tristes qui ont un bouquet, une lettre , des photos agrafées. Les drapeaux, sur le dos des grands portraits de Johnny. Des panneaux/ Merci Johnny/ des bouts de phrases entendues: « Ils peuvent pas comprendre ce qu’il était pour nous ». Je serais curieuse de savoir l’absentéisme au boulot ce samedi matin. «  J’ai dit que j’étais malade, fallait que je sois là » .

Puis les sosies ou semi sosies. De 1 m 50 à 2 mètres. Une dame en vison place de la Concorde se tient à un lampadaire. Elle doit revenir de la cérémonie de Jean d’Ormesson la veille. C’est vrai qu’il est curieux de voir ces deux mondes, ces deux cérémonies opposées totalement . Deux Frances, une France. Quelqu’un me dit: J’ose pas le dire, c’est dégueulasse ce que je vais dire, mais je croyais pas qu’il y avait autant de ploucs « .

Je dis qu’effectivement c’est assez deg de dire ça. Mais ici c’est vrai c’est une France hyper popu qui pleure, qui chante, qui photographie et applaudit. J’entends que les tatoueurs sont débordés depuis la mort de J. Différents modèles: Mains enchainées, dates de naissance et mort…

Je me souviens de  Johnny Roc, sosie officiel ( on l’avait vu à Gonfaron lors des fêtes d’été du Samedi soir !!), qui va faire un carton sans aucun doute depuis la disparition du vrai.

Bon et moi la grosse patate qui bouge plus ses muscles,  est ce que je vais faire un carton au tennis que je reprends ce matin après un an d’arrêt. je redoute.. A glagla.

 

He’s back with his gloves

La tasse

Ce serait un récit .On verrait d’abord une image .

Une tasse.

Une tasse posée sur un fond noir. Un tasse filmée du dessus.

La tasse est blanche ce jour-là. On ne peut pas deviner que c’est une tasse à ornements bleus.On ne peut pas deviner que le fond est une table sombre.

La tasse est remplie.

Si l’on ferme un peu les yeux, c’est une figure géométrique que l’on voit: trois cercles concentriques, un disque foncé sur un disque blanc , lui même posé sur un disque clair.  Fond noir.

On ne voit pas de table. La table c’est le fond noir.

On voit alors la tasse comme on verrait une cible. Plutot comme un rotorelief.

Un rotorelief en porcelaine blanche à fleurs bleues invisibles.

Un rotorelief à l’arrêt.

Cette tasse devant moi. Je n’y ai pas encore touché.

Je lui préfère celle que j’ai appelée un jour de Novembre, la tasse miraculeuse.

On dirait une auréole peinte , une grande ostie imprimée. La cuiller à gauche de la tasse est toute plate,

Miraculeux vraiment ce cheval scintillant, en plein galop dans le fond de la tasse. Hypnotique . Il galope à la page du 14 novembre 2005 dans mon journal.

 l’anse à droite est presque à la place de la tête de l’animal.

Il tourne pour l’éternité au coeur de l’ordinateur. Cette  course pour toujours jusqu’à “après”me rend folle, ces ruades, ces pattes arrières, ces sept images qui se succédent.

A côté de la sous-tasse quelques grains de sucre. Une petite cuiller à gauche , puis à droite. Parfois ma main prend cette cuiller, délicatement.

 La cuiller est posée sur un morceau de sucre fondu.

La tasse contient un liquide noir. Il peut être clair ou épais. Le liquide se boit souvent chaud.

Je l’aime brûlant et pas trop fort. Certains ajoutent du sucre ou un peu de lait; je n’aime pas le lait.

Je le bois  s’il n’est pas amer. Je ne le finis jamais. Jamais.

Parfois je ne le bois même pas.

Mais j’ai  le plaisir de le préparer, de le servir, puis de l’abandonner.

Lorsque je vais lui rendre visite, elle a préparé les tasses.

Chaque fois elles sont différentes. Posées ou non sur un petit plateau.

Le rituel est de boire puis de parler.

”Moi, immobile j’attendis jusqu’à ce que ma mère vint boire le sang noir.”

C’est ce qu’Ulysse dit après s’être adressé ainsi à Tiresias:

Je vois là devant moi, l’ombre de ma mère défunte.

Elle se tient muette près du sang, et n’ose pas regarder dans les yeux de son fils, ni lui parler.

Dis moi, seigneur comment me faire reconnaître.

Tirésias répond ainsi

La chose est simple à dire et à faire comprendre:

Tous ceux des trépassés auxquels tu donneras licence de s’approcher du sang te parleront selon la vérité/

Ceux que tu écarteras redescendront.

 Je me dis parfois, que la tasse à chaque fois préparée contient “le sang noir”.

Qu’ainsi je peux entendre. Qu’ainsi d’autres me voient et m’entendent moi aussi .

Cela signifierait aussi que je suis plutôt mort que vif, et que c’est moi qui suis aux Pays des morts/ . Je ne m’y vois pas trop à vrai dire au Royaume des défunts;

L’idée ne me plaît qu’à moitié. Elle me fait rire à moitié. Elle me fait rire jaune.

Aux Enfers à  mon insu…Je ne peux y croire.

Je n’y ai vu personne. Il n’y a personne. Je n’ai pas vu  l’ombre de ma mère, je ne l’ai pas entendue. Elle n’est pas là.

C’est une visite aux vivants qui se prépare donc.

Ce serait un récit .On verrait d’abord une image .

Un portrait.

Quelqu’un serait assis devant un fond. un rideau .

Un homme ou une femme, un enfant peut être. Les mains sont crispées semble t-il .

 Le visage est enfermé dans une sorte de cagoule blanche à oreilles.

Les yeux sont deux trous noirs.

“Oreilles blanches” appelons ainsi le modèle est photographié alors qu’il regarde la projection d’une  tasse filmée du dessus et sur un fond noir.

La tasse est blanche ce jour-là.

On ne peut pas deviner que c’est une tasse à ornements bleus.

On ne peut pas deviner que le fond est une table sombre.

La tasse est remplie.

Si l’on ferme un peu les yeux, c’est une figure géométrique que l’on voit: trois cercles concentriques, un disque foncé sur un disque blanc , lui même posé sur un disque clair.  Fond noir.

On ne voit pas de table. La table c’est le fond noir.

On voit alors la tasse comme on verrait une cible.

Plutot comme un rotorelief.

Un rotorelief en porcelaine blanche à fleurs bleues invisibles.

Un rotorelief à l’arrêt et que regarde “Oreilles blanches »

A la cible immobile succède une auréole peinte , une grande ostie imprimée. La cuiller à gauche de la tasse est toute plate,

Miraculeux vraiment ce cheval scintillant, en plein galop dans le fond de la tasse. . Il galope aussi à la page du 14 novembre 2005 dans mon journal.

 l’anse à droite est presque à la place de la tête de l’animal.

Il tourne pour l’éternité au coeur de la porcelaine. Cette  course pour toujours/ jusqu’à “après” rend fou,

Sept images qui se succèdent rendent fou.

Sept images d’un film de Buster keaton

En regardant la suite du film , Oreilles blanches comprend que Le rituel est de boire le contenu de la tasse puis de parler.

On entend alors:

”Moi, immobile j’attendis jusqu’à ce que ma mère vint boire le sang noir.”

C’est ce qu’Ulysse dit après s’être adressé ainsi à Tiresias:

Je vois là devant moi, l’ombre de ma mère défunte.

Elle se tient muette près du sang, et n’ose pas regarder dans les yeux de son fils, ni lui parler.

Dis moi, seigneur comment me faire reconnaître.

Tirésias répond ainsi

La chose est simple à dire et à faire comprendre:

Tous ceux des trépassés auxquels tu donneras licence de s’approcher du sang te parleront selon la vérité/

Ceux que tu écarteras redescendront.

Oreilles Blanches se dit que  la tasse à chaque fois préparée contient “le sang noir”.

Qu’ainsi il peut  entendre. Qu’ainsi d’autres le voient et l’entendent aussi .

Il se dit alors , que photographié ainsi devant le fond aux ornements, il est plutôt mort que vif, que c’est lui qui est aux Pays des morts: au Royaume des défunts;

C’est lui qui est mort. Il  ne peut y croire. Aux Enfers à  son insu… Il n’y a vu personne. Il n’y a personne. Il n’a pas vu  l’ombre de ma mère. Il n’a pas entendu sa voix.

Elle n’est pas là.